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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
sérail ni 1res difficile ni fort coûteux, et il en indiquait le tracé dans sonrapport. Mais l’œuvre ne fut point commencée. En 181 I, les Cortès espa-gnoles décrétèrent aussi l’ouverture du canal, mais leur délibération nepouvait être qu’un simple vœu, inspiré par la crainte de perdre l’empiredes Indes. Aussitôt après la constitution de la Nouvelle Espagne en répu-blique indépendante, on reprit l’étude géographique de la contrée, maisles projets de percement ne se précisèrent qu’en 1842, quand José de Garayoffrit de se charger du travail. 11 ne put trouver les capitaux nécessaires,et la Compagnie américaine à laquelle l’entreprise fut concédée en 18(57,après la chute de Maximilien, ne réussit pas davantage. A ces projets decanal interocéanique, abandonnés actuellement, succéda celui d’un cheminde fer porte-bateaux, construit sur le même plan que celui de l’isthme deChigneclo, dans la Nouvelle-Ecosse , mais en des proportions beaucoup plusvastes. On comprend de quelle importance une voie de cette espèce seraitpour la navigation, mais surtout pour celle des Etats-Unis . Relativement aucommerce général du monde, le meilleur passage à travers le pédonculeaméricain serait celui de Panama , situé sur la roule de l’Angleterre auPérou, au Chili, à l’Australie, à l’Insulinde; mais les Américains du Nord auraient tout intérêt à faire traverser les navires au plus près de leurpropre territoire. C’est de New-York à San-Francisco que se fait le mouve-ment principal; or, sur celte route, la voie de Tehuantepec est de 1400kilomètres plus courte que celle du Nicaragua et de 2300 plus que cellede Panama. Projetée par l’Américain Eads, l’ingénieur qui ouvrit aux na-vires la passe du Sud dans le delta mississippien, la construction du che-min porte-bateaux de Tehuantepec devait donc être avant tout une œuvreaméricaine et le tarif futur était proposé de manière à favoriser les portsd’armement des États-Unis autant que ceux du Mexique . D’ailleurs, cedernier pays accordait de grands avantages à l’entreprise, entre autresl’exemption des taxes pendant 99 années et la possession de près d’undemi-million d'hectares. Le devis du projet prévoyait une dépense de 573millions de francs, et le travail d’art le plus considérable sur cette voie de240 kilomètres aurait été la traversée du seuil de partage au moyen d’unetranchée de 760 mètres en longueur et de 95 mètres à l’endroit le plusprofond ; les rampes les plus fortes de la sextuple voie n’auraient pas dé-passé 2 mètres sur cent. La mort de l’ingénieur a suspendu l’entreprise.
Le réseau télégraphique s’est rapidement développé sur toute la surfacedes Etats-Unis mexicains ; il a triplé dans la dernière décade et s’est com-plété par des câbles sous-marins qui rattachent Galveston à la côte mexicaineet le port de Vera-Cruz à ceux du nord et du sud ; un autre télégraphe