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Livre XVII. Indes occidentales.
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CHAPITRE III

HONDURAS BRITANNIQUE

(biUTISK HONDURAS OU BELIZü )

Ce lerriloire colonial de la Grande-Bretagne, l’un des moins importantsde l’immense empire, n’est, au point de vue géographique, qu’un domainedécoupé arbitrairement dans la péninsule du Yucatan . Du côté du nordcependant, sur les frontières du Mexique , les limites sont marquées parles rives méridionales de la baie de Chetumal et par le cours du rio Ilondo.Au sud, vers le Guatemala , une autre rivière, le Sarstun (Sarstoon), a étéchoisie comme ligne de séparation politique, jusqu’aux rapides connussous le nom de Gracias-à-Dios. De cet endroit un trait de partage fictif sodirige à peu près au nord vers une autre cascade, Garbutt’s F ails, sur leMopan, rio Yiejo ou Belize , et de là se continue jusqu’au point où il ren-contre le rio Ilondo : cette ligne, fixée par un traité en 1860, mais nonmesurée sur le terrain, est censée coïncider à peu près avec le 89° 50' àl’ouest du méridien de Greenwich.

Partie intégrante du Yucatan comme région naturelle, le territoireanglais du Honduras devrait être également terre mexicaine au point devue historique : il n’est devenu que par prescription un domaine étrangeret ne restera tel que jusqu’au jour où les Hispano-Américains serontdevenus assez forts pour revendiquer cette part de leurs possessions etfaire prévaloir la doctrine de Monroe : « L’Amérique aux Américains! »C’est en 1506 ou 150S que Yanez Pinzon et Juan Diaz de Solis virent lescotes de Belize , et depuis lors toute la contrée fut tenue pour espagnole.A la fin du dix-septième siècle, des pirates anglais s’étaient emparés del’île de Carmen, qui ferme à demi la grande lagune intérieure de Tér-minos, et ils en restèrent maîtres jusqu’en l’année 1717. Chassés de cetteîle par une flottille partie de Yera-Cruz, ils se réfugièrent de l’autre côté de