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N'Ol'YELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
la péninsule du Yucatau et y fondèrent le campement qui, du nom de soncliel‘ YYallace, finit par être connu sous l’appellation de Belicc ou Belize . Ala tète d’indiens et de nègres métissés, ils envahirent les districts desalentours et s’y maintinrent facilement, grâce à leur éloignement du centrede la puissance espagnole. Cependant on envoya contre eux une forteexpédition en 1750; leurs barques furent saisies, leurs cabanes et piles debois livrées aux flammes; les Espagnols partis, ils sortirent aussitôt deslbrèts dans lesquelles ils s’étaient réfugiés. Une nouvelle expédition lesmit en fuite; mais, revenus une seconde fois, ils élevèrent des postes for-tifiés à l’entrée des rivières, et restèrent désormais à l’abri de touteattaque 1 . Le traité de Paris , en 1765, leur donna enfin le droit de restersur le territoire occupé, mais uniquement pour l’exploitation et le com-merce des bois; ils devaient raser leurs fortins et palissades; tout établisse-ment définitif par la culture, la fondation de municipes, l’organisationd’une force armée leur était interdit et la contrée restait possession poli-tique de l’Espagne . Le traité de Versailles, en 1785, maintint ces condi-tions, tout en accroissant l’étendue du domaine forestier concédé auxdescendants des pirates. Toutefois l’Angleterre avait la force, et l’état deguerre dans lequel se trouvèrent les deux nations à la fin du siècle dernier,ainsi qu’un petit combat naval en 1798, permirent aux Anglais de s’attri-buer par droit de conquête le territoire qu’ils tenaient par concessiongracieuse : ils purent donc s’arroger les droits de pleine souveraineté, quid’ailleurs ne leur sont contestés que pour la forme. En outre, les colonsempiétèrent d’année en année sur le territoire situé en dehors des limites.L’est ainsi que le rio Sibun, fixé jadis comme ligne de partage, a été dépasséde plus de 180 kilomètres au sud, jusqu’aux bords du golfe d’Arnatique.
La superficie actuelle du territoire de Belize est évaluée approximati-vement à 19585 kilomètres carrés, espace très faiblement peuplé, puisqueles habitants étaient seulement au nombre de 27 452 en 1887 : en seizeannées, depuis 1871, l’accroissement total avait été d’environ 5000 indi-vidus. En 1890, la pc_ ' ’ doit être évaluée à 28 000 personnes, soità 5 pour 2 kilomètres carrés. De toutes les contrées de l’Amérique Cen-trale, Belize est de beaucoup celle où les habitants sont le plus clair-semés. Dans cette partie de la Terre, les Anglo-Saxons n’ont donc pas ledroit d’opposer leur victorieuse énergie et leur amour du progrès à l’in-dolence des Hispano-Américains. D’ailleurs ils ne s’accommodent que diffi-cilement au milieu : ensemble, ils ne sont guère que 400 dans la colonie,