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Livre XVII. Indes occidentales.
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LAC ITZAL, CLIMAT DU GUATEMALA .

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régulier des monts qui dominent la côte guatémaltèque offre à peu prèsexactement les mêmes conditions géographiques dans toute son étendue, etles zones des terres chaudes, des terres tempérées, des terres froides s’ysuccèdent de la hase au sommet, marquées par leurs espèces diverses deplantes. Au-dessus des terres froides indiquées par le rebord du plateau ondistingue même la zone « gelée », celle des hauts sommets, revêtus deneige pendant une courte période de l’année. Cette haute zone est inha-bitable; celle d’en bas ou des « terres chaudes » ne l'est guère moins, sur-tout pour les colons européens : la température moyenne y varie de 25 à28 degrés centigrades, et les chaleurs de 40 degrés n’y sont pas rares ; lesol, sur les bords du Pacifique, consiste en une longue bande de terrainssablonneux bordant des lagunes nauséabondes; les villages du littoral nesont habités que par le nombre d’hommes strictement nécessaire à lamanutention des marchandises que viennent charger ou décharger lesnavires. Quant aux deux zones intermédiaires, celle des terres tempérées,favorables à la culture du bananier, de la canne à sucre, du cafier, et celledes terres froides, où prospèrent les céréales et les arbres fruitiers del’Europe , elles comprennent de beaucoup la plus grande superficie du ter-ritoire guatémaltèque , et la population d’origine européenne ou métissepeut s’y propager aussi bien que les tribus indigènes. Les terres tempéréessurtout, limitées en moyenne entre les altitudes de 500 et de 1500 mètres,occupent une étendue collective très considérable : c’est dire que le Gua-temala est en proportion bien plus favorablement situé que le Mexique pour devenir un pays de cultures industrielles ; dans la république dunord, les terres froides et les espaces infertiles sont beaucoup plus vastesen comparaison. La plante caractéristique de la terre tempérée, celle quicommence et qui finit avec la zone, est le bananier, le végétal alimentairepar excellence.

Situé, comme le Mexique, dans faire des vents alizés, le Guatemala esttraversé surtout par le souffle du nord-est qui vient frapper les hautespentes de la chaîne maîtresse et passe entre les cimes des volcans pourredescendre sur le versant du Pacifique. Mais ce vent régulier est fréquem-ment dévié de sa course normale et souvent des nortes descendent des mon-tagnes et se précipitent avec fureur dans les vallées basses. Les côtes duGuatemala ont aussi leurs violents « cordonaces », qui continuent proba-blement les alizés du sud-est, entraînés dans l’hémisphère septentrionalpendant la saison des pluies, c’est-à-dire quand les nuages et les courantsmaritimes suivent le soleil dans la direction du nord. Ces coups de vent dusud-ouest sont généralement accompagnés d’orages. Le Guatemala , comme