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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

pendre leurs cordelettes vertes dans le flot. L’eau du détroit, devenucourant rapide aux heures du jusant, se mêle à celle de la mer par undéfilé rocheux d’environ 200 mètres, mais n’ayant pas même 2 mètressur la barre. De l’embouchure du Polochic à celle du rio Dulce, lesgoélettes peuvent naviguer sur un espace de près de 100 kilomètres dansl’intérieur des terres.

Au nord du Golfo Dulce et de ses détroits, le territoire du Guatemala n’est arrosé que par une seule rivière considérable, le Sarstun, qui dans lapartie inférieure de son cours a été choisi pour frontière du Honduras Bri-tannique. Plus au nord, l’espace quadrilatéral du Guatemala compris entreleTabasco, le Yucatan et Belize se partage entre les deux versants de l’Usu-macinta, du Mopan et du rio Hondo; seulement quelques lacs sont éparsdans les savanes du nord. Le plus vaste est le lac Dzal ou des Itza, ainsinommé d’après les populations du Yucatan qui y cherchèrent un refuge auquinzième siècle; il est aussi appelé Petén ou « Ile », d’après une collineinsulaire où s’établirent les nouveaux venus. Sa forme est celle d’un crois-sant à deux branches inégales tournant sa convexité vers le nord-ouest ; lapéninsule qui le divise en deux bassins se rattache à la côte méridionale.Contenu entre des rives calcaires d’une faible élévation, le lac Itzal oscillede plusieurs mètres en hauteur suivant les saisons, mais sa rive est assezbrusque et s’abaisse rapidement vers les profondeurs du bassin, quidépassent 55 mètres en moyenne; en un petit nombre de criques, le fondest assez rapproché de la surface pour donner naissance à une riche végé-tation de nymphéas, dont la semence, broyée en farine pendant les pé-riodes de disette, sert à préparer une espèce de pain peu nutritif et d’unenature astringente. Le lac est actuellement un bassin fermé, mais d’autrescavités lacustres, éparses dans les savanes à l’ouest et à l’est, paraissentl’avoir rattaché jadis, d’un côté au rio San-Pedro, affluent de l’Usumacinta,de l’autre au rio Hondo, qui descend directement à la baie de Honduras . Leslacs qui se succèdent sur cette pente orientale se confondent encore pério-diquement pendant la saison pluvieuse; des traînées de marécages, qu’ilserait facile d’unir par un canal, rejoignent les bassins aux bassins lors desgrandes crues et en renouvellent les eaux. Mais déjà certaines plaines cal-caires du pays de Petén indiquent le voisinage du Yucatan . L’eau, fuyantpar les fissures du sol, manque à la surface, et il faut aller la chercher ende profonds cenotes.

La division des terres en zones de température étagées est beaucoup plusnettement tracée dans la partie méridionale du Guatemala qu’au Mexique et même dans la région comprise entre la capitale et Vera-Cruz. Le mur