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passe sans apporter quelques pluies, dont l’effet pour la croissance desplantes est surprenant sur ces terres volcaniques si fécondes; les brouillardsne sont pas rares non plus et contribuent à entretenir la végétation. Dansla zone froide, les pluies durent presque aussi longtemps que dans lesterres tempérées, mais elles sont beaucoup moins abondantes et pendant lasaison des sécheresses le ciel reste complètement clair : dans une grandepartie de ces régions, l’humidité n’est pas suffisante pour les cultures,et le sol ne s’y prête qu’au développement des forêts, chênes et conifères.Un ne connaît la chute d’eau moyenne que pour la capitale, où elle estde l m ,571, correspondant à 141 jours de pluie dans l’année 1 ; sur lespentes basses des terres tempérées, par exemple dans les plantationsde Boca-Costa, à mi-pente des grands pitons volcaniques, la pluie totaledépasse certainement i mètres, et sur les Altos de Quezaltenango elledoit à peine atteindre un demi-mètre 5 .
Dans la saison, les pluies sont accompagnées d’orages quotidiens, quiparfois déversent de la grêle sur les champs et causent de grands désastres.Aux orages de l’air répondent parfois des bruits souterrains, des retumbo s,qui résonnent non seulement dans les montagnes volcaniques, mais aussidans les roches sédimentaires. On attribue d’ordinaire ces rumeurs pro-fondes, qui ressemblent à celles d’un tonnerre lointain, aux vapeurs empri-sonnées; toutefois elles ne sont suivies ni précédées de tremblements deterre et ne se produisent que lorsque les monts sont entourés de nuéesépaisses. MM. Dollfus et de Mont-Serrat croient que ces retumbos sont desphénomènes d’ordre électrique, comme la foudre qui déchire les nuées etrésonne en longs échos.
Limitrophe du Mexique oriental, — Chiapas, Tabasco, Yucatau, — leGuatemala lui ressemble par sa llore et sa faune. Il est aussi le pays oùs’entremêlent dans la forêt différentes espèces de chênes et de pins : parmices conifères on en trouve de 50 mètres en hauteur. En maintes régionsdu Guatemala , surtout vers le nord, on se croirait transporté dans les pi-gnadas des Landes ou dans les forêts de la Poméranie ; une des espècesde pins, appelée pino Colorado par les Espagnols, contient une si grandequantité de résine, que son bois ressemble à de la corne. Dans les régionsbasses riveraines du Pacifique, les bambous se pressent en forêts de 50 mè-tres en hauteur, qui se balancent au vent comme des champs de blé et oùles animaux sauvages se frayent d’étroites et ténébreuses galeries. L’arbre
1 Pondant l'année 1879, la chute totale de pluie a été de l“,5-ii (Ed. Rockstroh).s A. Dollfus et de Mont-Serrat, ouvrage cité.