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Livre XVII. Indes occidentales.
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FLORE, FAUNE, POPULATIONS INDIGÈNES DU GUATEMALA .

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ilu précieux gallinacé : heureusement pour la durée de l’espèce, la femelle,dépourvue de parure, est épargnée par les chasseurs.

Lu frontière commune du Guatemala et du Mexique traverse des contréesdont les populations, de l’un et de l’autre côté, sont de même origine etparlent les mêmes langues. Dans le Petén guatémaltèque , comme dans leYucatan , vivent les Maya; à l’est comme à l’ouest de l’Usumacinta campentles Lacandons ; des Chol, des Tzendal, des Manié habitent les hauteurs etles deux versants aussi bien dans les Altos que dans le Soconusco. Maisdans le Guatemala du centre et de l’est se pressent des groupes ethniquesdistincts de ceux de lTnion mexicaine. Brasseur de Bourbourg , Berendt,Brinton, Stoll, de Gharencey ont essayé de grouper ces diverses populationsd’après leurs affinités de mœurs et de dialectes, mais le travail commencépar eux est encore loin d’être achevé et déjà des langues que l’on parlaitau commencement du siècle se sont perdues. Les éléments d’étude dispa-raissent rapidement, les tribus qui se tenaient à l’écart des Espagnols étant de plus en plus absorbées par les ladinos, dans l’ensemble mélangéde la nation guatémaltèque , et les langues se corrompant de plus en pluspour être à la fin remplacées par l’espagnol : à l’est du méridien deGuatemala , il n’y a guère plus d’indiens parlant encore l’idiome primitif;presque tous sont devenus ladinos 1 . En 1885, d’après Stoll, dix-huitlangues indépendantes, non compris le castillan, se parlaient encore dansles limites du Guatemala *.

Les Aztèques, le peuple indigène qui domine dans l’Anahuac, ne sontreprésentés au Guatemala que par un seul groupe, celui des Pipil ou Pi-piles, qui vivent non dans le voisinage de la frontière du Mexique , maisau contraire dans le Guatemala oriental, près d’autres parents de raceétablis dans le Salvador. Aux temps de la conquête, les Pipil occupaientun territoire beaucoup plus considérable que de nos jours : leur domaines’est graduellement rétréci, non seulement au profit de l’espagnol , maisaussi par l’extension des langues indigènes, telles que le cakchiquel et lepokoman. Actuellement l’aire glossologique se trouve séparée en deux par-ties, l’une à Salamà et sur les deux bords du rio Grande ou Motagua,l’autre à Escuintla et à Cuajiniquilapa, dans les bassins du Guacalate etdu Michatoya. Comment ces iNahua, parents de ceux du Mexique , se

1 G. Bprnouilli, 1874, Ileft MIL

* Zur Ethnographie der Republik Guatemala.