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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

laça et le sinca, il faut eu excepter le caraïbe, ([ue conservent toujoursles pêcheurs et les bûcherons petits-lils des Indiens transportés sur le lit-toral atlantique par les Anglais à la fin du siècle dernier. Stoll a essayé dedresser un arbre généalogique des langues maya pour montrer dans quelordre de succession se sont séparés les différents idiomes de mêmesouche. La langue huaxtèque se serait détachée la première du troncprimitif et s’en est éloignée d’autant plus qu'aux modifications introduitespar le temps se sont ajoutées celles qui proviennent d’un milieu tout à faitdistinct, parmi des populations tout autres de parlers et de mœurs. Leslangues maya et quiche se seraient ensuite ldfurquées, et la branchemaya aurait produit plus tard les rameaux mexicains, tzendal, tzotzil,chol, tandis que du quiche proviendraient les divers faisceaux du pokomanet du pokonchi, du cakchiquel et du quiché moderne, de l’ixil et dumarné'. Dans ces diverses langues le discours donne toujours le premierrang à la femme quand il est question à la fois de personnes des deux sexes ! .

Les Indiens purs, qui constituent plus des deux tiers de la popula-tion totale, se ressemblent beaucoup physiquement, quelle que soit lalangue parlée par eux ; les contrastes proviennent de la différence desclimats, entre les gens des terres froides et ceux des terres chaudes; mais lagrande majorité des habitants peuplent les plateaux et les pentes des terrestempérées. Les Indiens Cakchiquel, que l’on peut prendre pour types desindigènes guatémaltèques, sont des individus de taille moyenne ou petite(145 à 155 centimètres), mais de très forte carrure, aux traits accusés,à l’œil clair ombragé d’épais sourcils, aux pommettes saillantes, au nezferme et à la bouche volontaire, aux cheveux noirs, lisses et drus recou-vrant le front bas, déprimé par la courroie de leurs fardeaux; ils ne gri-sonnent jamais" et gardent jusque dans un âge avancé leurs dents d’uneblancheur éclatante, toujours bien rangées, et leur solide musculature,que la graisse ne recouvre point ; ce sont d’infatigables marcheurs, aupied élégamment cambré, au mollet proéminent. On voit journellementdes femmes aller au marché portant un poids de 40 à 50 kilogrammessur la tète, avec un nourrisson sur la hanche, et fournissant leurssix kilomètres à l’heure. Les Indiens des plateaux ont en général leteint plus foncé que celui des naturels de la terre chaude. Quant à l’an-cienne coutume maya, qui consistait à donner aux crânes d’enfants uneforme pyramidale avec front rejeté en arrière, elle ne paraît s’ètre main-

1 Olto Stoll, Zur Ethnographie der Republik Guatemala.

- Brasseur de Bourbourg , Popol-Yuh.

3 Arthur Mnrelet, ouvrage cité.