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Livre XVII. Indes occidentales.
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POPULATIONS INDIGÈNES DU GUATEMALA .

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lac d’Atillan, sont désignés par les grammairiens espagnols comme lestrois « langues métropolitaines », parce que chacune était un langagede cour dans une résidence royale. Ces idiomes se ressemblent lbrt.Quant au parler mcm ou marné, le langage des « Bègues », qui dominedans tout le territoire occidental, comprenant les départements de Iluehue-lenango et de San-Mareos, et dans le Soconusco et le Chiapas mexicain , ildiffère notablement du quiché, quoique dérivé aussi de la souche mava :les Quiché et les Cakchiqucl avaient donné ce nom de « Bègues » auxMarné à cause de la difficulté qu’ils avaient à les comprendre’. Le marnéforme un groupe distinct avec l’ixil et l’aguacatan, peut-être égalementavec d’autres langages non encore étudiés dont se servent les peupladesdu haut Usumacinla.

Parmi les dialectes qui sont en voie de disparition, Stoll mentionne celuide San-Miguel Uspantan, village situé à l’extrémité septentrionale du paysquiché. Les hommes de ce district qui vont chercher une femme au dehors,la demandent sans exception à un puehlo des environs de Totonicapam, etgrâce à cette immigration continuelle de femmes quiché qui gardent leurcostume et leur langue, la fusion ethnique s’accomplit de plus en plus ra-pidement. Dans le cours de ce siècle, l’alaguïlac, idiome d’origine nahuatl,(pie l’on parlaità San-Cristéhal Acasaguastlan, sur le Motagua, et qui dif-férait peu du pipi 1 d’Escuinlla, s’est complètement éteint au profil del’espagnol ; il n’en reste que des vocables, des phrases et quelques pagesd’archives communales. On se demande aussi ce qui adviendra bientôtdu sinca et du populuca, langues qui se parlent encore çà et là dansl’angle sud-oriental du Guatemala, sur la frontière du Salvador . Les Pupu-luca, c’est-à-dire les « Étrangers » ou « Barbares » en aztèque et en pipil,se servent, comme les Popoloca du Mexique , d’un parler que leurs voisinsne comprenaient pas; d’après Orozco y Berra, ils seraient d’origine zapo-tèque : ni maya, ni mexicains 2 . Les Sinca, qui combattaient en agitant dessonnettes, probablement afin de conjurer le mauvais sort, furent néan-moins parmi les plus infortunés des indigènes : punis pour avoir résisté,ils reçurent le nom d’Esclavos, et celte appellation a passé au fleuve dont ilshabitent les bords; leur langue, comme l’idiome des Pupulaca, n’a pu êtrerattachée à celles des populations voisines".

Presque toutes les langues indigènes qui se parlent dans les limitesdu Guatemala sont de la famille maya. Outre le pipil, l’alagüilac, le pupu-

' Brasseur de BoiuLourg, Le Mexique cl l'Amérique Centrale .

- Geoyrafia de las lenyuas y caria elnoyrdfica de México .

3 1). G. liriiiton, On the Xinca Indians of Guatemala.

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