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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

portation, quoique les produits de la variété guatémaltèque soient exquis.A l’époque de la domination espagnole, le cacao du Guatemala occi-dental et du Soconuseo était réservé pour la cour de Madrid ; de nosjours non plus il n’entre pas dans le commerce'et se vend plus cher,pour la consommation locale, que les meilleurs cacaos importés enEurope . L’abandon de l’industrie s’explique surtout par les difficultés etles frais de la culture, plantation, repiquage, nettoyage, qui ne com-mencent à être rémunérés par une première récolte qu’à la sixième année;en outre, les terres qui conviennent le mieux au cacaoyer sont précisé-ment les plus chaudes, les plus humides et les plus insalubres. L’indigo-tier, que l’on cultivait autrefois assez activement dans le district deIletalhuleu, est aussi une plante délaissée par les cultivateurs, mais elleest très vivace et se propage en maints endroits dans les champs consa-crés à d’autres cultures : on ne \oit plus dans ce végétal jadis précieuxqu’une mauvaise herbe à extirper. La culture du cotonnier est très né-gligée, si ce n’est par les Indiens de la terre chaude; le bon marché descolonnades étrangères ne permet guère aux indigènes d’entrer en concur-rence avec les contrées manufacturières pour la fabrication des étoffes.

11 existe quelques plantations d’arbres à caoutchouc (castilloa clastica),mais il ne semble pas que ces boisements, tentés dans les terres tempérées,aient bien réussi : l’arbre prospère le mieux sur le même sol que lecacaoyer, c’est-à-dire dans les terrains palustres et chauds du littoral. Leschercheurs de caoutchouc continuent de parcourir les forêts et d’abattretous les castilloa qu’ils trouvent et qui d’ailleurs ne donnent point unegomme de qualité supérieure. Les plantations d’arbres qui ont le plus con-tribué à modifier l’aspect de la contrée sont celles du cocotier, que l’on apropagé autour des villes et des fermes du littoral et des premières pentescomme Retalhuleu ; mais on semble n’avoir apprécié ce palmier que poursa beauté, à peine pour ses fruits, que l’on ne divise pas en koprah etdont on n’extrait pas l’huile; les libres n’en sont pas utilisées et les feuillesne servent qu’à recouvrir les cabanes et les ajoupas. Le Guatemala s’estmis, comme la plupart des autres contrées montueuses de la zone tro-picale, à cultiver le cinchona, notamment aux alentours de Coban et sui-te versant du Pacifique : dès l’année 1884, ou comptait plus de 1 bât) 000de ces arbres dans les diverses plantations guatémaltèques; des bouquets,des allées d’eucalyptus s’élèvent autour de toutes les villes, à coté de toutesles plantations. Enfin, on s’occupe aussi d’introduire dans le pays la cul-ture de la coca.

De vastes étendues du sol, jadis recouvertes par la forêt vierge, ont été