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RÉGIME DE LA PROPRIÉTÉ AU GUATEMALA .
déboisées, non pour faire place aux cultures proprement dites, mais pourrester en savanes, où pâturent les animaux, à demi perdus dans les hautesherbes : seulement un ceiba arrondit çà et là son énorme coupole de ver-dure sous laquelle se rassemblent les troupeaux à l’heure brûlante du midi.Dans les régions bien cultivées les planteurs possèdent aussi des prairiesartificielles, potrcros ou sacatales, dont ils récoltent le fourrage. Dans lescampagnes du Guatemala, le bétail est le même que dans celles de l’Eu-rope ; mais il 11 e suffit pas pour l’alimentation des habitants, qui sont obli-gés d’en importer annuellement du Honduras et du Mexique et de le payerà très haut prix. Seuls les mulets sont relativement nombreux, et l’on negarde d’ànes que pour l’élève de ces robustes animaux de somme. Leschèvres sont moins appréciées que les brebis, dans ce pays où pourtantne manquent ni les roches, ni les maquis. On ne trouve guère de troupeauxde brebis que sur les Altos, où leur laine est utilisée pour la fabricationdes étoffes grossières'.
Au Guatemala comme au Mexique la plupart des Indiens qui travaillentdans les plantations des propriétaires ladinos ou étrangers sont tenus dansun état de servitude réelle par des avances ou habilitaciones, qu’ils ne peu-vent jamais rembourser et qui engagent tout le produit de leur futur labeur.Aussi, comme aux temps de l’esclavage, les planteurs entretiennent-ils dessurveillants pour empêcher la fuite des ouvriers, et des coureurs de boispour capturer les fugitifs et les ramener au travail 2 . Les corvées etles fustigations ont été maintenues malgré les lois, et les alcaldes four-nissent aux propriétaires des « bras » contre une faible rétribution.Dépendant la population indienne de nombreux districts se composed’hommes libres, qui possèdent leur champ de culture en propre. En vertud’une loi récente 3 , il est enjoint à tous les maires ou Je/es politicos desmunicipes de l’Alta Yera-Paz, — le pays où les Indiens civilisés sont le plusnombreux, — de donner à « chaque indigène » pour sa part du domaineune étendue de tlOO cordes », soit 5600 mètres carrés, et de lui délivrerun titre gratuit de propriété, mais avec défense pour le donataire de vendre,de louer ou d’hypothéquer sa concession pendant la période des dix pre-mières années.
Chevaux et juments. 107 880
Mulets. 42 781
Anes. 2 720
Pores
5 Otto Sloil, ouvrage cité.
5 Décembre 1889.
Bœufs, vaches, taureaux, etc. . . . 407 150
Brebis. 400 420
Chèvres. , . 50 570
. . . 194 276