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NOl'YELLE GÉOGRAPHIE l'MVERSELLE.
des Espagnols lo nom do San-Yicenlo. Colle* montagne* est on repos et lavégétation forestière en a envahi les pentes jusqu'au sommet; de mêmeque le vole-an guatémaltèque de Agita, la coupe terminale du San-Yicentee'ontenait un lac qui, à la suite d’averses violentes et continues, brisal’une de se*s parois et se déversa dans la plaine par les barranques creuséesdans les lianes du mont; heureusement que la ville de San-Yicente nese trouvait pas sur le parcours de l’avalanche boueuse. Du sommet de lamontagne on co le plus beau panorama du Salvador , sur le
lac d'Hopango, les pentes richement cultivées qui descendent vers lelittoral du l’aeilique et la profonde vallée du rio bempa. .Y la base duvolcan, vers le nord-est, un ravin aux parois presque verticales renfermed’abondantes sources, thermales et minérales, qui dégagent violemmentdes vapeurs avec un bruit strident : ce sont encore des infiernillos ou« petits enfers », comme il en existe tant d’autres exemples dans l'Amé-rique Centrale .
La coupure au fond de laquelle coule le rio Lempa, descendant vers lePacifique , interrompt la chaîne des volcans et en même temps la sailliemontagneuse des terres ([ui se développe parallèlement au rivage océanique.La chaîne reprend de l’autre côté de la vallée par le volcan de Tecapa, ren-fermant dans son cratère, disent les indigènes, une lagune assez étenduedont les eaux « sont froides d’un coté et chaudes de l’autre ». Plus loinviennent les montagnes d’Usulutân, qui sont aussi formées de laves, et lesquatre cimes du Chinameca (1500 mètres). De même que le San-Yicente,le Tecapa et l’Usulutân, le Chinameca n’a pas eu d’éruption récente, et sonénorme cratère, de 1500 mètres en circonférence, est complètement fermé;mais à 2 kilomètres du gros bourg de Chinameca, blotti au pied du mont,des gaz sulfureux s’échappent en si filant d’un hervedor, d’un buqxtcron etd’autres crevasses de moindre importance; une vapeur épaisse et tourbil-lonnante se déroule incessamment au-dessus des fissures de la montagne.
Le San-Miguel, l’un des ^ ’ s les plus élevés du Salvador (2153 mètres),est aussi l’un de ceux qui offrent l’aspect le pins grandiose : son isolement,la puissance de sa base, la raideur de ses pentes, la troncature nette de soncène supérieur en font un mont sans rival : c’est l’une des cimes d’oùl’on voit se déployer le plus bel horizon; autour s’étend un cercleimmense de dépressions, la mer, les vallées de la Lempa et de sesalîluents, et par delà la coupure où passe le rio San-Miguel, la baie-deFonseca se ramifiant en golfes secondaires. Le volcan s’est ouvert plusieursfois pendant l’époque historique : en 1844, quatorze bouches, béant àmi-pente, vomirent des lleuves de lave en cours divergents, et l’une d’elles,