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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

desquels s’échappent des gaz sulfureux; mais la chaîne se termine au bordde la haie de Fonseca par un volcan à double rime dont la hase s'avance enpromontoire dans les eaux : c’esl le volcan de Conchagua, en partie recou-vert de forêts, d’où le nom de sa pointe la plus haute (125(1 mètres), leCerro del Ocote ou le « Mont du l’in ». Les pentes du volcan sont assezdouces pour qu’on puisse les gravir à cheval. Le cratère principal, vague deforme, paraît avoir enfermé un lac qui se déversa jadis par suite de quelquetremble-terre. Le Conchagua passait pour une montagne complètementéteinte, lorsque, en 1808, une lissurc s’ouvrit sur ses lianes avec de vio-lentes secousses, des tourbillons de vapeurs et des avalanches de rochers.Le Conchagua est donc au nombre des volcans actifs, — le cinquième duSalvador , — parmi lesquels on pourrait aussi compter les ausoles éparsdans les plaines entre les monts ignivomes.

Les amas délavés qui se sont épanchés parallèlement à la plage de l’océanPacifique ont certainement contribué à modilier l’hydrographie de la contréeen barrant le cours des ruisseaux et en les forçant, soit à se creuser d’autresvallées, soit à remplir de vastes dépressions lacustres. La chaîne des volcansavec les seuils intermédiaires est devenue une ligne de partage des eaux :du côté de la mer, coulent de brusques torrents qui se dessèchent en étéou du moins ne roulent qu’un flot affaibli; de l’autre côté, des ruisseaux,disposant d’un versant plus allongé, se réunissent et vont se rejoindre dansla grande vallée du rio Lempa, qui se développe parallèlement à l’axevolcanique et à celui de la chaîne maîtresse du Honduras . Le Lempa, l’undes lleuves principaux de l’Amérique Centrale , naît dans le territoire duGuatemala , formé de diverses branches, dont l’une jaillit près du fameuxlieu de pèlerinage d’Esquipulas : le sentiment de révérence que les peuplesont toujours éprouvé pour les seuils de partage entre les eaux courantesa fait considérer cet endroit comme saint. Le fleuve naissant coule ausud-est par une profonde coupure taillée par les eaux dans la lave épaisse,et pénètre dans l'Etal de Salvador, où il reçoit le dmujile ou « affluent »du grand lac Güija, alimenté lui-même par l’Ostua et par de nombreuxruisseaux descendus de l’amphithéâtre des montagnes environnantes. LeGüija, situé à l’altitude d’environ 000 mètres, est ^ ’ ’ lement un de ces

bassins que les cheires de laves et les éru_ ’ s de cendres ont privésd’écoulement, direct vers la mer et qui ont dù se chercher un autre courantde sortie. C’est un réservoir profond; vers la partie centrale il aurait,d’après Guzman, 84 mètres d’eau.

En aval du confluent, la vallée du Lempa continue de s’orienter paral-lèlement à la mer et reçoit de droite et de gauche les ruisseaux des deux