RIO LEMPA, CLIMAT l)IJ SALVADOR.
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chaînes; son principal uHluent est le Sumpul, issu lui-mème d’une valléelongitudinale que dominent au nord les montagnes du Honduras . A l’en-contre du rio Lempa vient un autre fleuve, le Tonolâ, dont la vallée est leprolongement oriental de celle du Lempa, et les deux cours d’eau réuniss’ouvrent un passage à travers les plateaux qui portent la chaîne des vol-cans. A la Ha rca, lieu du « hac » qu’emprunte la route maîtresse du Sal-vador , le fleuve, bien qu’encore à soixante kilomètres de l’Océan, est élevéde quelques mètres seulement au-dessus du niveau marin et roule aveclenteur ses eaux jaunes, profondes de 5 mètres pendant la saison des sé-cheresses. Lors des crues il a jusqu’à 0 et même 8 mètres d’eau; mais àson entrée dans la mer il est obstrué par une barre « infranchissable »,où les barques trouvent au plus mètres. Ce fleuve puissant, dont lecours développé est d’environ 300 kilomètres, avec un bassin de 14 700kilomètres carrés, et qui verse à la mer une masse liquide évaluée diver-sement au débit moyen de 490 à 714 mètres cubes par seconde', est doncfermé à la navigation maritime, mais des bateaux à vapeur fluviaux peu-vent remonter le Lempa dans toute la partie de son cours située en avalde sa grande courbe vers le sud. On pourrait aussi l'attacher le bas Lempaaux marigots latéraux qui bordent le rivage, à l’est le Jiquilisco, à l’ouestle Jaltepcque, et conquérir ainsi une autre ligne de navigation protégéede la boule par le cordon littoral. Le fleuve San-Miguel, qui coule à l’estet franchit aussi par une profonde vallée le dos de terrain sur lequels’alignent les volcans, pourrait également communiquer avec le Lempapar l’estuaire du Jiquilisco.
Dans son ensemble, la côte océanique du Salvador est beaucoup moinsbasse que celle du Guatemala , si ce n’est des deux côtés du Lempa, le longdes marigots de Jiquilisco et de Jaltepcque. A l’est, du côté de la baie deFonseea, la terre se termine en falaises rougeâtres, percées de cavernes àleur base. A l’ouest, la costa del Balsamo ou « côte du Baume », compriseentre la Libertad et Acajutla, n’est qu’une succession de pointes rocheusespeu saillantes et de falaises à pic, séparées par quelques petites baies bor-dées de plages ou de grèves. Çà et là des pentes boisées s’élèvent immédiate-ment au-dessus de la mer; ailleurs les terrasses riveraines sont couvertesde mcale, herbe longue et forte dont les prairies ressemblent de loin, pen-dant la saison sèche, à des champs de blé mûr. On la brûle d’ordinaire àl’approche de la saison pluvieuse, et la terre rouge prend alors l’aspect
1 Max von SonnensU'vn; — E. G. Squid', jSulcs on Central America; — John Power, Journalof llie R Ceogrnphical Sorictii, 185S.