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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
CouIs Sources », qui groupe ses maisons à l'ombrage des palmiers, estencore plus merveilleusement située qu’Ahuachapâm, dans une campagnetoujours bien arrosée, toujours verte, que domine un amphithéâtre demontagnes et que le « phare » naturel d'izalco éclaire pendant les nuits.Les fruits de Sonsonale, surtout les ananas, sont exquis; jadis le cacao decelle contrée rivalisait avec celui de Soconusco, mais l’arbre n’est plusguère cultivé.
Sonsonale, qui fut autrefois la cité la plus importante du Salvador occidental, a cédé ce rang à la ville de Santa-Ana, située au nord du volcande ce nom, dans la zone tempérée et sur la grande route de (luatemala àSan-Salvador : depuis les tremblements de terre qui, par deux fois, ontrenversé la capitale, Santa-Ana, quoique n’ayant point une position cen-trale, est devenue la cité la plus populeuse de la République ; c’est un mar-ché agricole très important, et près de là le district de Metapân, que baignele lac de Güija, a des gisements de fer, de cuivre, d’argent, de zinc, assezactivement exploités. L’escale maritime de celle région occidentale du Sal-vador est le village d’Acajutla, situé à l’extrême concavité d’une large baieouverte aux vents d’ouest et du sud. Pendant la belle saison, alors que souf-flent les vents du nord, le mouillage est très sûr, mais la barre est toujoursdangereuse, et souvent les déchargements ne peuvent se faire que par lemoyen des lanchas indigènes. Malgré ses inconvénients, Acajulla est leport le plus commerçant de la République : il exporte surtout du café etimporte des produits manufacturés de l’étranger'. Son môle d’embarque-ment est le point de départ du premier chemin de fer qui ait été construitdans le Salvador : il monte, par de longues avenues de cocotiers, vers lesvallées intérieures, traverse Sonsonale et Armenia , l’ancienne Guaymoco,etdoit un jour se relier à une voie maîtresse de Mexico à Panama , réunissanttoutes les villes le long de la chaîne des volcans; en outre, un embran-chement, déjà commencé, ira rejoindre au nord par une courbe trèsallongée la plaine de Santa-Ana et ses nombreuses cafèteries. Le défilédu Guarumal, près duquel se fait la bifurcation et par où l’on accède àla plaine de San-Salvador, est, sur toute la grande route de la République ,le site le plus remarquable par la richesse et la variété de la végétation.Pendant la saison des pluies il est envahi par un torrent qui rend le che-min presque impraticable.
San-Salvador , la capitale de l’État, étaii déjà fondée en lo2o, mais nonsur l’emplacement qu’elle occupe aujourd’hui ; elle se trouvait beaucoup
Mouvement des échanges à Acajulla en 1888 : 10 .">70 000 francs.