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leurs délibérations sur l'intérêt public. Du reste, ees vieillards se gardentbien de faire la moindre opposition au gouvernement central : lors desélections, ils prennent les ordres de San-Salvador et font voler en consé-quence 1 . Toutefois les anciennes mœurs ont graduellement changé depuis(pie les étrangers arrivent en plus grand nombre dans les ports du littoral,(pie des roules se construisent et que l’on ouvre des écoles dans lesvillages, lue loi édictée en 1882 ordonne la vente des ejidos et comuni-dades ,— c’est-à-dire des terres communes, jadis cultivées au profit collectifde tous les habitants d’un même groupe communal, — et leur distribution« " m ’ e » entre tous les membres de la communauté. On espèreque ces mesures auront pour conséquence d'amoindrir l’autorité descaciques et de développer l’initiative individuelle chez les anciens com-mun iers; mais il est à craindre aussi que la concentration plus faciledes capitaux n’ait pour conséquences rapides l’accaparement des terres etl’introduction du paupérisme dans le Salvador , où naguère la misèreétait inconnue.
La première ville, près de la frontière guatémaltèque , est Ahuachapân,fameuse par ses volcans de boue; c’est peut-être la cité de Paza ou Pazaco*,d’après laquelle a été nommée la rivière de Paza, choisie comme limitepolitique entre les deux républiques de Guatemala et de Salvador , et sou-vent désignée, par un jeu de mots involontaire, sous le nom de rio de laPaz, « rivière de la Paix ». Ahuachapân est située, ainsi que d’autres villes,Aliquisayâ, Chalchuapa , Santa-Ana, dans une plaine de fécondité merveil-leuse où l’on cultive surtout la canne à sucre et le cafier, mais qui, pen-dant les guerres fréquentes du Guatemala et du Salvador , a toujours été unchamp de bataille. Ghalchuapa est la ville où le dictateur du Guatemala ,Ilulino Barrios, succomba en 1885 après avoir livré un sanglant assaut; cetévénement mit fin à l’hégémonie du Guatemala sur les autres républiquesde l’Amérique Centrale . Les habitants de la plaine sont en grande partiedes Indiens, descendants d’une tribu nalniatl dont la ville forte, Apaneea,construite plus au nord, à la base du volcan du même nom, n’est plusaujourd’hui qu’un pauvre village presque abandonné : on y a fouillé denombreux tombeaux qui renfermaient des ornements d’or et d’argent,ainsi (pie de précieuses poteries. La ville de Sonsonate ou des « Quatre
1 E. G. Scjuicr, ouvrage cité.
- Brasseur de fiourljourg, Histoire du Mexique et de l’Amérique Centrale .
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