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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

dite de Misoeo, est orientée directement vers le nord-est, et peut-être que lePaya (1150 mètres) se dressant près du eapCamaron, au bord de l’Atlan-tique, appartient à une ramification de ces montagnes. Les massifs deSulaco, de Pija, qui s’élèvent au centre de la contrée, sur un socle de hautesterres ayant au moins 1000 mètres d’altitude, se relient aussi au nœuddeChile; leurs cimes n’ont pas été mesurées, mais les marins ont pu si-gnaler la hauteur des pilons deCongrehoy, qui limitent au nord le reborddu plateau de Honduras , et semblent former une chaîne distincte, parallèleaux îles dites « de la Baie ». Le plus haut pic de Congrehoy atteint‘2450 mètres. Quelques-unes des montagnes de l’intérieur ont été dési-gnées comme des volcans, mais sans preuve, car on n'a point vu leurséruptions et nul géologue ne les a gravies. Tel est, parmi ces prétendus vol-cans, le Teapasemi (900 mètres) qui se trouve dans la eordillera de Dipillo,à peu près à moitié distance entre les deux mers; tels sont aussi le Guay-maca et le Boqucron, dans la chaîne de Misoeo'.

Le Honduras , bien exposé aux pluies de l’Atlantique, est parcouru denombreux cours d’eau, et la contrée n'a point, comme le Mexique et leGuatemala , de bassins fermés où se perdent les rivières. A l’ouest, le pre-mier fleuve abondant est le Chamelicon, appelé aussi Ghamlico, qui naîtdans les montagnes de Merendon, etcoule parallèlement au rio guatémaltèque de Molagua, dont le séparent les chaînes d’Espiritu-Santo et de G ri ta :après un cours évalué à plus de 250 kilomètres et coupé de nombreux rapi-des, il finit par un delta dont une branche se déverse dans la lagune dePuerto-Caballos, tandis que l’autre contourne une montagne conique isolée,haute de 194 mètres, pour atteindre la mer. Le bassin du Chamelicon,encaissé entre les montagnes, a trop peu de largeur pour qu’il reçoive deforts affluents; mais on peut le considérer comme étant lui-même unesorte d’affluent de la grande rivière L'ilia, car tout son cours inférieur,sur une longueur d’une cinquantaine de kilomètres, se développe paral-lèlement à ce fleuve dans la meme plaine basse, et une coupure pratiquéedans les terres d’alluvion les unirait facilement : lors des crues, des bayouset des coulées temporaires entremêlent les deux courants. Déjà, sansle Chamelicon, l’Uliia est le plus grand cours du Honduras : son bas-sin de réception, qui comprend environ le tiers de la contrée, occupeau sud un énorme espace, des montagnes de Merendon jusqu’à celles deChile : de l’ouest descendent le Santiago ou Venta, gonflé parle rio Santa-

1 Stieler's lland-Atlas, Pelcnnanns Wcsl-Indien, n° 82;— Carte marine anglaise;, West Indiahla.ids and Caribbean Sea, Sheet III.