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Livre XVII. Indes occidentales.
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MONTAGNES Dl HONDURAS.

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sierra Lopateriquo- Elle so ’ _ bientôt : lundis (nio le chaînon du nord

va s’unir aux montagnes qui se dirigent au nord-est pour aller mourir {trèsdu cap (iracias-à-l)ios, le chaînon du sud, dit Sierra de lie ou la « Monta-gne du Caoutchouc », court au sud-est pour pénétrer dans le Nicaragua eten former l’axe principal; cependant il est coupé près de la frontière parune cluse ^ “ ' dans laquelle passe la rivière Choluteca, affluent du

Pacifique. La chaîne des volcans qui, au Salvador et au Nicaragua , s’estdressée entre la Sierra Madré el le littoral océanique, manque complète-ment sur la terre ferme du Honduras , mais elle est représentée dans les îleshonduriennes de la haie de Fonseca : un exhaussement peu considérable dufond marin les rattacherait, au continent, et probablement la plus vasted’entre elles, Sacate-Grande, sera dans un avenir prochain reliée à la côtepar un viaduc de voie ferrée. Sacate-Grande élève à 600 mètres de hauteurplusieurs de ses pitons basaltiques recouverts de sncale, que paissent lesbestiaux par milliers et que l’on brûle après la saison des sécheresses pourqu’une herbe plus tendre renouvelle les pâturages. L’île du Tigre, situéeplus au sud, arrondit son dôme parfait de laves anciennes à la hauteur de780 mètres.

Les montagnes du versant atlantique ne sont pas des ’ s isoléscomme les roches volcaniques de Sacate et du Tigre : elles appartiennentà des ramifications de la Sierra Madré. A l’ouest, le massif du Merendonprojette vers le nord-ouest, entre la vallée guatémaltèque du Molagua et lavallée hondurienne du Chamelicon, la longue crête de l’Espfritu-Sanlo et laGrita, dont la hauteur moyenne dépasse "2000 mètres. Les monts d’Omoa,qui forment la borne terminale dans le voisinage du golfe el du port demême nom, atteignent peut-être 5000 mètres : ces pics sont parmi les plusélevés du Honduras , et d’autant plus grandioses d’aspect qu’on les voit toutentiers de la mer, avec leurs ceintures de forêts composées d’essences diffé-rentes. Une autre chaîne, rameau septentrional des montagnes d'Opalaca,se termine par un énorme massif presque isolé, le montPuca, entouré d’uncercle de rivières. Les monts de San-Juan, qui dominent la dépression duchemin interocéanique, se prolongent aussi vers le nord par les Monlecil-los et la sierra de Canchia, qui font face aux monts de Comayagua, situés àl'est de l’autre côté de la dépression. Les monts de Lepaterique se rattachentà l’est à la sierra de Cliile qui constitue un nœud central d’où les chaînesséparées par des vallées profondes se ramifient en divers sens. Enfin lalimile de partage entre le Honduras et le Nicaragua est une arête majeure,la cordillera de Dipilto, qui se prolonge jusqu’à l’angle du continent entreles deux côtes rectilignes du Honduras et de la Mosquitie. Une autre arête.