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Livre XVII. Indes occidentales.
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COPAN, SANTA-ROSA, SAN-PEDRO, PUERTO-CORTÈS.

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repeuplent que lentement. La ville de San-Pedro de Sula , à l’ouest de laplaine qui lui a donné son nom, sur les terrains inclinés vers la rive gauchedu Chamelicon, est le centre agricole le [dus important de la contrée. Onne se borne [dus à couper le bois d’acajou dans les forêts, à y recueillir lasalsepareille, le cacao sauvage et d’autres productions spontanées; on dé-friche le sol pour y planter des cocotiers, des arbres à caoutchouc oucuslilloax, îles cannes à sucre et surtout des caliers. On élève aussi dansles savanes des bestiaux pour les vendre aux Anglais de Belize ; l’industriemanufacturière même contribue à la prospérité du commerce local par seschapeaux en libres de pahnilla, que l’on tisse principalement près dulac de \ojoa.

Les ports du département de Santa-Barbara et de tout le versantde l’Atlantique jusqu’à Comayagua sont Puerto-Cortès et Omoa, situéstous les deux à l’ouest des terres basses de PL 1 Lia et du Chamelicon. Puerto-Cortès doit en effet son nom au conquérant deMéxico, qui fonda ce poste lorsde son expédition du Honduras ; cependant l’appellation de Puerto-Caballosou « Port aux Chevaux » est longtemps restée la plus usuelle. Ce havre,qu’une langue de terre, s’avançant de l’est à l’ouest, protège contre les ventsdu large, est très vaste et très profond; les grands navires viennent yprendre leur chargement à quelques mètres du rivage. En outre, il seraitfacile de l’agrandir par d’immenses bassins, car la lagune d’Alvarado, aveclaquelle il communique par un chenal de [très de 2 mètres de fond, pré-sente dans sa partie centrale un creux de 18 mètres dont les pentes se re-lèvent graduellement : on pourrait y remiser des centaines de bâtiments.Malgré tous ces avantages, Puerto-Caballos fut longtemps abandonné :pour défendre le port contre les pirates, il eût été nécessaire de con-struire des fortilications en plusieurs endroits, tandis qu’en s’établis-sant au port d’Omoa, qui s’ouvre par un étroit passage à une dizaine dekilomètres plus à l’ouest, un fort dominant le goulet suffisait à la protec-tion du mouillage. Depuis que des corsaires n’infestent plus ces parages,les trafiquants ont pu retourner à Puerto-Cortès ; cependant Omoa a gardéune part du commerce extérieur du Honduras , et dans l’avenir, lorsquel’industrie aura fait quelques progrès, les beaux gisements de marbreblanc qu’on a découverts dans la montagne, immédiatement au-dessus duvillage, ne manqueront pas d’être exploités. La prépondérance de Puerto-Cortès est assurée par le chemin de fer, qui commence à l’embarcadèremême pour se diriger au sud vers San-Pedro de Sula , et plus tard versComayagua et le versant du Pacifique. Puerto-Cortès est la ville du Hondu-ras qui a le plus d’étrangers, Anglais et Américains du Nord . L’ancienne