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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

les stèles verticales des idoles, mais ee qui les rend plus curieuses peut-êtreest le type reproduit sur la plupart des sculptures : il coïncide d’unemanière étonnante avec ces hautes tètes aux mâchoires avancées et au frontfuyant figurées sur les temples du Tabasco et du Yucalan 1 . Plus remar-quable encore est un autel hémisphérique dont (ialindo et Calhenvoodn’avaient donné le dessin que d'une manière incomplète, mais que l’onconnaît maintenant, grâce au [tassage d’un oflieier français en 1884.C’est le ta'i-ki, l'un des symboles les [tins vénérés des Chinois, celui danslequel ils voient le « grand faite », le « pôle du monde», l’union de laforce et de la matière, le principe qui n’a ni commencement ni lin 2 . L’en-semble des ruines de Copan, qui fut évidemment un centre de la civili-sation des Isthmes, couvre, le long de la rivière, un espace de plusieurskilomètres; une montagne de 000 mètres, qui se dresse de l’autre côtédu rio Copan, porte aussi quelques débris à la cime, et des blocs énormes,qui devaient servir à des constructions nouvelles, gisent abandonnés dansles carrières des alentours. Le village de Cachapa, à 12 kilomètres enamont de Copan, occupe aussi l’emplacement, d’une ville ruinée.

La haute vailée de Sensenli, entourée d’un cercle de montagnes, Meren-don, Pacaya, Selaque, est une admirable plaine dont l’altitude est évaluéepar Squier à 850 mètres et dont le sol fertile donne en même temps lesproduits de la zone tropicale et ceux de la zone tempérée. Aussi la popula-tion y lut-elle jadis très considérable, et c’est là que Lempira, le cacique in-digène qui résista si énergiquement aux conquistadores, avait recruté sonarmée, plus nombreuse que ne le sont actuellement tous les habitants delàcontrée. La rivière qui passe à Sensenti, le rio Venta ou Santiago, brancheoccidentale de l’Cliia, arrose les campagnes de Santa-Rosa, chef-lieu dudépartement de Copan, d’où l’on expédie les meilleurs tabacs du Hondu-ras . Lue autre branche de LUI lia, le Mejocole, traverse Gracias, qui estégalement la capitale d’un département, des plus riches en veines métal-lifères, et l’une des premières villes que fondèrent les Espagnols : Cha-vez, lieutenant d’Alvarado, s’y établit en 1556.

Santa-Barbara, qui se trouve aussi dans le bassin du rio Venta, sur unaffluent latéral, est le chef-lieu du département privilégié qui possède lariche plaine de Sula, les terres alluviales du bas Lliia et du Cbamelicon etles meilleurs ports de la côte atlantique. Mais les campagnes de Sula, trèspopuleuses avant la conquête, sont maintenant presque désertes et ne se

1 Stephens and Cathenvood, Travels and Adventures.

* L. Adam; Hamy, Société de Géographie , séance du 2 juillet 18SG.