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Livre XVII. Indes occidentales.
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ILES, POPULATION. COMMERCE DU HONDURAS .

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pour s’acquitter d’un secours militaire. La Grande-Bretagne et la répu-blique des États-Unis se disputèrent au milieu du siècle la possessionde cette île, enlin rendue à l’Amérique Centrale en 1850.

Quoique le Honduras soit encore, pour ainsi dire, une vaste solitude surune moitié de son étendue, sa population s’est beaucoup accrue; elle a aumoins triplé depuis le commencement du siècle. Le premier recensement,fait par l’ordre de révoque du Honduras en 1791, donnait au territoire quiest devenu la république actuelle une population île 95 500 habitants. Ladernière énumération, celle du 15 juin 1887, qui paraît avoir été faiteavec soin, fournit un total de 551 917 individus, dont près des trois quartssont des ladinox. De même qu’en Europe et aux États-Unis , le nombre desfemmes l’emporte sur celui des hommes, quoique la natalité des garçonssoit plus considérable que celle des filles 1 . L’immigration est presquenulle. D’après le recensement, pins de 5725 000 habitants du Honduras sontnés dans le pays : avec les ladinos originaires des autres républiques del’Amérique Centrale, les immigrants sont des « Anglais» de Belize ou de laJamaïque . On ne compte pas même un demi-millier de véritables étran-gers, Américains du A'ord, Espagnols, Français ou autres.

Le Honduras n’est pas un pays industriel; c’est à peine même s’il estcompté parmi les Etats agricoles, car ses productions ne servent guère qu’àla consommation locale : les bananeries, les cafèteries et les plantationsd’arbres à caoutchouc n’ont pris d’importance que dans ces dernièresannées; cependant le tabac de Copan et de Santa-Bosa est depuis long-temps fort apprécié. Une partie des indigos qui se vendent dans les foiresdu Salvador , notamment à Chalatenango, à San-Migiiel, à Sensuntepeque,provient du Honduras occidental. Les fromages ordinaires, dits mante-<juillet , ont pour la plupart la même origine 2 . Après l’or et l’argent, l’ex-portation la plus productive du Honduras était naguère celle des bois,notamment de l’acajou xivietenia mahagony). C’est dans les forêts duHonduras que cet arbre est le plus beau, mais les endroits où se dres-saient les fûts les plus majestueux, au branchage le plus vaste, ont étépresque tous visités par les bûcherons : ce sont les terres alluviales dunord, parcourues par les rivières et les bayous et facilement accessibles

1 Ladinos : 205 045; Indiens : 08 872.

Hommes : 103075; femmes : 108 842.

2 Désiré Pector, Noies manuscrites.