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un emprunt de 50 millions, qui d’ailleurs n'est point couvert. Déjà lesmanieurs d’arpent avaient réussi à faire peser sur le Honduras une dettede plus de 150 millions, sur laquelle ne se sont retrouvés qu’un peu plusde 17 millions, employés à la construction du chemin de fer. On com-prend que, même sans renier ses engagements, le Honduras se trouve dansl’impossibilité absolue d'en acquitter capital et intérêts : depuis 1875 jus-qu’en 1890. aucune annuité n’a été servie aux prêteurs'. Les revenusannuels augmentent, il est vrai, et en 1888 ils ont dépassé 7G00 000francs, somme sur laquelle il a fallu prélever les intérêts dus aux créan-ciers indigènes; mais ces recettes, provenant de la douane et des monopolesde la poudre, de l’eau-de-vie et du tabac, ne peuvent s’accroître que len-tement, en proportion du commerce et du peuplement de la contrée. Ladette du Honduras , représentant plus de 40 années des revenus normaux,est d’environ 1000 francs par tête, — plus que la dette de la France , —et l’on sait que la population hondurienne , d’ailleurs l’une des plus fon-cièrement honnêtes de l’Amérique Centrale 1 2 * * 5 , se compose surtout de gar-deurs de bétail, de coupeurs de bois et de planteurs de bananes. Le sol dela contrée, inculte dans presque toute son étendue, est grevé d'avanced’une hypothèque de 5000 francs par kilomètre carré, au profit desfinanciers.
Le chemin de fer qui a servi de prétexte à la création de cette formi-dable dette du Honduras est naturellement loin d’être fini : le seul tronçonqui en existe, sur une longueur de 92 kilomètres, — le quart du parcourstotal, — traverse à partir de Puerto-Cortès la plaine basse de Sula et l’onn’a point eu à y faire de travaux importants. Pour le continuer, il a falluconstituer une nouvelle Compagnie, préparer de nouvelles explorations etde nouveaux devis, essayer de nouveaux emprunts; toutefois la sommede 200 millions que l’on croit être nécessaire à cette entreprise et àcelle d'autres voies ferrées, de Puerto-Cortès à Truxillo et de Truxillo àJutigalpa, n’a point encore été souscrite. En attendant, on s’occupe deconstruire des routes carrossables qui permettent de transporter les lourdesmarchandises dans les régions-montagneuses, entre les bassins des rivières
Taux variables de 5 à 1Ü pour 100. 154 904 250 francs.
Arriérés d’intérêts dus au 1" janvier 1889. . . 191 140 450 »
Ensemble. 520 115 700 francs.
Dette intérieure ar I" août 1888. 10 970 000 »
xvn.
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