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Livre XVII. Indes occidentales.
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FLORE, FAINE, l'OIM'L AT IONS lit NICARAGUA .

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La troisième zone, celle des plaines lacustres et du littoral de la mer duSud, c’est le Nicaragua proprement dit, le « Paradis de Mahomet d’aprèsl’expression des conquérants espagnols, le pays privilégié duquel dépendentnaturellement les deux autres zones, (l’est à la lois la contrée la plus fertile,où toutes les cultures prospèrent à souhait, et la plus saluhre, où l’eau depluie, après avoir fait son œuvre de fécondation, disparait dans le solporeux; mais la côte est exposée à de violentes rafales de l’ouest, bien con-nues des marins sur les rives occidentales de toute l'Amérique du Milieu etdu Mexique sous le nom de pajHH/ayox , d’après le golfe nicaraguien dePapagayo, la courbure du littoral où s’ouvrent les haies de Salinas et deSanla-Llena. Malgré ce désavantage, les populations indigènes purent sepresser dans l’isthme en cités rapprochées, de « quatre lieues en longueur»,dit liarlolomé de las Casas , et transformer toute la campagne en un jardin.La llore y est surtout celle des plantes cultivées et des végétaux qui leursont associés.

La dépopulation se lit dans le Nicaragua sinon d’une manière plusatroce, du moins en des proportions plus vastes encore que dans le reste del’Amérique Centrale , car dans celle région cultivée des isthmes les habi-tants n’avaient aucun lieu de refuge. Plus les Indiens étaient nombreux,plus les massacres faisaient de vides dans ces multitudes. Même dans leNicaragua oriental, voisin de la mer des Caraïbes , les tribus indiennescouvraient de leurs villages maintes régions entièrement, dépeuplées depuispar les pirates. C’est ainsi que du Mico à l’estuaire de lilexvlields on retrouved’anciens cimetières, des fragments de poteries, des pierres sculptées,même des effigies humaines : les demeures espagnoles que l’on rencontreen descendant le cours du Mico sont construites avec les débris desbâtisses indiennes 8 .

Actuellement on ne reconnaît les Indiens de l’ouest, c'est-à-dire duNicaragua proprement dit, qu’à l’état de métis ou Imlhiox, et c’est à l’aidede l’histoire qu’on arrive à reconstituer leurs origines. Les Choluteca dela ré_ ’ ” _ e Hondurienne appartiennent à la même race que les Indiensdu Nicaragua nord-occidental, mais ceux-ci sont connus sous d’autresnoms. Mangue, Nagrandan, Pirian, Orotinan : l’appellation usuelle, Cho-rotega ou Choroteganos, diffère à peine de celle qu’on donne aux Indiens

1 Thomas Gage , Nouvelle Relation des Indes Occidentales.5 Thomas Belt , ouvrage cité.