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Livre XVII. Indes occidentales.
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JIASAYA, RIVAS, BRITO, OCOTAL.

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interocéanique donnera au nom de Brito le même retentissement qu’à ceuxde Suez et de Panama ; toutefois son port, d’une contenance de 27 hec-tares seulement, est mal abrité et devra être protégé par de grands brise-lames. L’admirable havre qu’offre la baie de Salinas, commune auNicaragua et au Costa-Bica, n’est encore utilisé que pour l’exploitation dessalines de Bolanos et n’a pas de ville sur ses bords. C’est un bassinpresque circulaire qui comprend plus de 50 kilomètres carrés, avec desprofondeurs variables de 12 à 25 mètres, et que ne bouleverse jamais laboule. Un canal facile à creuser à travers un isthme sablonneux réuniraitla baie de Salinas à une autre baie, aussi fort bien abritée, qui s’ouvreplus au sud, la baie de Santa-Elena. Au delà commence le littoral duCosta-Bica. La « route du transit » qui passait au sud de Rivas, de labaie de la Yirgen au port de San-Juan del Sur, est abandonnée depuisque les Américains du Nord ont relié directement par des chemins de ferla Californie à la cote atlantique.

En comparaison du versant occidental, celui de l’orient est, pour ainsidire, inhabité, et c’est dans les parties liantes, près du faite de partage,que s’est, établie toute la population policée ayant une part de sang euro-péen. La très grande vallée du rio Segovia n’a, dans toute son étendue,qu’une seule ville, Ocotal ou la « Pinaie », ainsi nommée des forêts depins qui revêtent les montagnes des alentours : c’est la capitale du dépar-tement de Segovia . Plusieurs villes la précédèrent comme chefs-lieux decelte région écartée, mais elles furent successivement détruites par lespirates. La première Segovia , fondée en 1524, prospéra rapidement, grâceaux lavages d’or de toutes les vallées environnantes. 1/ « exterminateur »Morgan, le plus fameux des corsaires de la mer des Antilles , détruisitcette ville en 1654. On la reconstruisit en arrière, dans un endroit plusabrité, mais les pirates Mosquitos en découvrirent le chemin : il fallut larebâtir une troisième, puis une quatrième fois, en des sites plus éloignésde la mer. La « Segovia » de nos jours, plus connue sous le nom d’Ocotal,est donc une ville moderne; elle est située à 615 mètres d’altitude, sur larive gauche du fleuve aux noms multiples qui va déboucher près du capGracias-à-Dios. La région des alentours est des plus riches en gisementsminiers, or, argent, cuivre, fer, étain. De la première cité détruite par lespirates il ne reste qu’une église autour de laquelle des nègres misérablesont bâti leurs cabanes. En aval, quelques petits campements d’indiens sesuccèdent sur les bords du fleuve. L’un d’eux, Koom, près de l’embou-chure, était la résidence d’un « roi » sambo.

La haute vallée du rio Grande est un peu plus populeuse et mieux

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