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Livre XVII. Indes occidentales.
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SA.N’-Jl'AN DEL NORTE, POPULATIONS DU NICARAGUA .

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canal de Nicaragua à ouvrir un havre artificiel au nord-ouest du delta.Par la construction d’une jetée qui s’appuie au continent et qui s’avance à1500 mètres en mer, ou a aidé le faible courant fluvial à déblayer lessables : un chenal de ‘2 mètres en profondeur s’est graduellement formé.Sur la plage quelques maisons indiquent l’emplacement de la futurecité d’Ameriea, solennellement, fondée le 1 er janvier 1890. Le meilleurmouillage de la côte au nord est celui de Punla-Mico, entre les rivièresBlewlields et Rama; aussi est-ce le point du littoral que Iledford Pimavait proposé pour y foire aboutir un chemin de fer transcontinental, fran-chissant à 228 mètres d’altitude la crête de partage entre 1’.' ' • et le

lac Nicaragua . Les concessionnaires du canal font construire une voie ferréerattachant la vallée du Rama au port de San-Juan. L’entreprise disposeraainsi de deux ports et d’une région de peuplement et de culture.

Quoique bien faible en proportion de l’innnense étendue du sol culti-vable, le nombre des habitants augmente certainement au Nicaragua ,comme dans les autres républiques hispano-américaines. Le recensementde la vice-royauté du Guatemala donnait en 1778 pour la province duNicaragua près de 152000 habitants. Kn 1815, une nouvelle énumérationindiquait un accroissement de 17 000 personnes seulement, mais depuiscette époque le progrès a été plus rapide, malgré les guerres civiles etles invasions : en 1840 on comptait 257 000 habitants dans le territoirenicaraguien, et en l’année 1890 on les évalue à o75 000, soit à o indi-vidus par kilomètre carré : c’est une densité kilométrique moins élevéeque celle des autres républiques sœurs. Les naissances sont en moyennedeux fois [tins nombreuses que les morts.

La principale production du Nicaragua est celle des denrées agricoles etles terres vacantes permettent de l’accroître en quantités indéfinies. L’objetd’exportation le plus fructueux est le café, provenant presque exclusi-vement de la province deGranada; puis vient, le caoutchouc, recueilli,non sur des plantes cultivées, mais sur des arbres forestiers que les bûche-rons caraïbes vont tailler dans les grands bois du versant atlantique. Lesbanaueries deviennent chaque année plus nombreuses, grâce à la demandecroissante des États-L’nis : en l’année 1887, la valeur des bananes expor-tées s’est élevée à 1550000 francs. Les planteurs du Nicaragua cultiventaussi, en vue de l’exportation, le cacaoyer, la canne à sucre, mais ilsont presque abandonné la production de l’indigo. Parmi les arbres d’ori-gine européenne, ils élèvent les orangers et les citronniers, qui ne sont pas