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NOUVELLE GÉOGRAPUIE UNIVERSELLE.
encore entrés dans la flore spontanée de l'Amérique Centrale , car on lesrencontre seulement dans le voisinage des habitations de l’homme, tandis(pie le limonier (titras limonum), autre végétal d’Europe , s’est accommodéau nouveau milieu, sans doute parce (pie sa liqueur acide l’a défenducontre les attaques des fourmis 1 .
Le gros bétail, dont on compte environ 1 ‘200000 tètes au Nicaragua , estaussi l’une des richesses de la contrée: on l’exporte au Costa-Rica par leCuanacaste et dans le Honduras par Ocotal; les plateaux herbeux des Clion-tales pourraient nourrir des millions d’animaux. l)e grands propriétairespossèdent des troupeaux de plusieurs milliers de tètes; il en est aussi quiont de vastes domaines dans les régions de culture; mais le régime desgrandes haciendas ne prévaut point au Nicaragua , grâce aux facilités del’existence libre. Chaque citoyen peut trouver à sa convenance dans les ter-rains vacants un petit espace pour y enclore sa milpn et son chagîiite,son champ de maïs et sa bananerie : cela lui suffit. Aussi n’est-il pas em-pressé d’aller travailler sur la grande propriété d’un patron, et les salairessont fort élevés, quoique les vivres soient à très bon marché. Le régimedu péonage, par lequel les travailleurs, endettés malgré eux, se trouventgraduellement asservis, ne sévit pas au Nicaragua aussi cruellement qu’auMexique .
Les ressources minières de la contrée sont grandes, mais l’exploita-tion en est encore rudimentaire dans la plupart des gîtes : les mines le plushabilement dirigées sont celles desChontales,appartenantdepuislongtempsà des propriétaires anglais ; quant aux lavages d’or, qui se font sur les bordsdes rivières du versant atlantique, ils n’occupent guère que des Indiens etles Sambos de la côte. Telle quelle, l’industrie des mines est la plus activedu Nicaragua . On compte par centaines des gens qui se disent « ingé-nieurs », mais il n’y a point d’usines, et, sauf les meubles et les tissus gros-siers, tous les objets de manufacture proviennent de l’Europe ou des Elals-Lnis. Même les écharpes que l’on tisse dans le pays sont faites avec de la soieimportée de l’étranger : les chefs-d'œuvre de l’industrie nicaraguiennesont les poteries de Sornotillo, près de la frontière du Honduras , les hamacsde Subliabâ et de Masaya , les calebasses de Rivas, décorées de dessins enrelief.
Le commerce extérieur est encore bien faillie dans ce pays, qui semblepourtant indiqué comme le futur lieu de transit pour les échanges entre lesdeux mondes : il est d’environ 50 francs par tète et par an. Les États-Unis