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Livre XVII. Indes occidentales.
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MONTAGNES, GOLFES, FLEUVES DU COSTA-ftlCA.

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dont la cime se montre dans le voisinage immédiat de la frontièrecolombienne. Le pico Blanco était considéré comme un volcan : lesrecherches de Gabb ont démontré que c’est un piton granitique ayantsurgi à travers des formations de l’àge miocène.

En dehors des montagnes situées dans la partie continentale proprementdite de l’isthme costa-ricain, il existe une autre chaîne, celle des hauteurspéninsulaires qui frangent la cote le long du Pacifique. A la vue de la carteon ne peut qu’être frappé de la ressemblance, pour la forme sinon pourla grandeur, que présentent les deux péninsules de Nicoya et du GolfoDulce. L’une et l’autre consistent en une chaîne de hauteurs parallèle à lacôte ferme, et séparée de celle-ci par un faible pédoncule de terres basses.Mais ces deux péninsules ne sont pas les seules : la punta Burica, où passela frontière commune, cosla-ricaine et colombienne, appartient par sonextrémité au même alignement de hauteurs, qui se continue, au sud de laprovince de Panama , par l’île de Coiba, par la grande péninsule d’Azueroet l’archipel de las Perlas. Ces chaînes et ces massifs isolés, péninsulaireset insulaires, décrivent ensemble une courbe régulière, d’environ 900 kilo-mètres de longueur, qui s’harmonise parfaitement avec la courbe que pré-sente l’ensemble de la terre ferme, du lac de Nicaragua au golfe de Panama.La plus haute cime costa-ricaine de celte chaîne extérieure atteindrait, prèsde l’extrémité méridionale de la péninsule, l’altitude de 000 mètres. Lespremiers navigateurs avaient été tellement frappés de cette forme insulairedes appendices du continent sur sa côte occidentale, que sur leurs cartes ilsles avaient séparés de la terre ferme par un « Détroit douteux », Eslrechodudoso'.

Le Costa-Rica a sur les deux mers des versants trop étroits pour que saramure de fleuves puisse être bien considérable. Même ses cours d’eau lesplus abondants n’ont, pour ainsi dire, pas de nom : ce sont des rivièresqui perdent leur appellation en se mêlant au San-Juan, auquel elles appor-tent la plus forte masse de son eau, le rio San-Cârlos, le Sarapiqui. LeColorado , qui reçoit au contraire presque toutes les eaux du San-Juan, estaussi un fleuve costa-ricain et s’entremêle au Sarapiqui par les bayous durio Sucio ou « rivière Sale », dont les sables et les argiles, les troncsd’arbres entraînés en convois par les inondations, changent annuellementle cours et les deltas intérieurs. Le versant des monts élevés étant tournéau nord-est, c’est-à-dire précisément à angle droit avec le vent alizé, c’estlà que les pluies tombent avec le plus d’abondance et que, par conséquent,

1 Manuel de Peralla, Cosia-Rica, Nicaragua y Panama en cl siglo AT/.