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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE r.ÉOGlUI'ME UNIVERSELLE.

tants, d’origine métissée. On répète d’ordinaire que les Gosta-Iiicains sontde race espagnole , des Gallegos en grande majorité, mais cette pureté derace n’existe point, puisque les conquérants s’étaient alliés aux femmesdu pavs et que le reste de la population indigène s'est graduellement assi-milé. Ce qui est vrai, c'est que, malgré la prédominance du sang indien,les ladinos du Costa-llica sont absolument liispnniliés par la langue, lesmœurs, la conscience nationale; quant à la part de croisement avec lesnègres, elle est fort minime, les Costa-Hicains de l'époque coloniale ayantété trop pauvres pour acheter beaucoup d’esclaves : ceux-ci n’étaient quedeux cents, en I8ï2i, lors de l'abolition officiel le de la servitude.

Les Indiens encore bravos, estimés diversement de ôoOü à 6001) indivi-dus, vivaient, récemment encore, tout à fait à part de la population policée.Ces plus connus d’entre eux sont les Guatusos, qui parcourent les forêtsdu versant septentrional tourné vers le San-Juan, surtout la vallée durio Frio, dite aussi Boisa» de los Guatusos ; maintenant ils viennent parbandes au marché de San-José et portent des présents aux prêtres catho-liques, les « frères du Soleil» 1 * 3 4 . On disait autrefois des Guatusos qu’ilsavaient les cheveux blonds et les traits européens : Gahb* attribuaitmême celle blancheur du teint au mélange de sang des Guatusos aveccelui des pirates anglais ; d’autres prétendaient que les fugitifs de la villed’Fsparza, pillée par les corsaires, s’étaient fondus en une même nationavec les Indiens. Ces affirmations, reposant probablement sur une légendeerronée, proviendraient de ce que les noms de (jualuso et (jualusa sont enmême temps ceux de l’agouti (tlastjprocla cristata), animaux de la taille doslièvres, dont le pelage est assez clair : pareille confusion est des plus ordi-naires en tout pays, les coïncidences de son fournissant toujours aux igno-rants l’explication des choses". Les Guatusos qui ont été ramenés à San-Gârlos du .Nicaragua par les coureurs de bois et ceux qui visitent deleur plein gré San-José et les autres villes du plateau costa-ricain ontla chevelure noire, le teint foncé, les pommettes saillantes des IndiensGhontales du Nicaragua , leurs parents probables par l’origine 1 : d’aprèsllerendt, l’ensemble du vocabulaire guatuso prouve que l’hypothèse de laprovenance nahuall de ces indigènes n’est pas justifiée. Ce sont d’excellentscultivateurs, entretenant avec le plus grand soin leurs milpasth bananiers,de cacaoyers et de palmiers. Ghez eux, les mariages se font souvent par

1 Bernard Ttiiel; — Leon Fernandez: — t’olakowskv. Petermann's Milleilunyen, 188».

i American Philosophant Society, 1875.

3 Thomas Boit, Nicaragua; — Leon Fernandez, Documentas para la historia de Costa-Rica .

4 Cari Bnvallius, Nicnrayuan Anliipiilies.