POPULATION PL’ COSTA-IIICA.
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solidement sur les plateaux, où se groupe aujourd’hui presque toute la po-pulation de langue espagnole, et pénétra dans les régions du sud, qui de nosjours sont presque entièrement inexplorées. 11 s’avança jusqu’à une petitedistance du Golfo Dulee pour combattre les Indiens de Coté», nation guer-rière très habile dans l’art des fortifications, et qu’il ne put réduire sansde grandes pertes : les femmes elles-mêmes, auxquelles les récits dess valurent le nom d’« amazones ». maniaient vaillamment lalance. Ydsquez de Coromulo lit aussi une incursion sur le versant orientaldans le pays des Talamancas, et dans ce voyage traversa de hautes mon-tagnes d’où l’on pouvait voir à la fois l’une et l’autre mer : il atteignit labahia del Almiranle et le pays des Guaytni, et découvrit les régions auri-fères du rio de la Eslrella.
A celle époque, la population indienne du Costa-Ilica actuel devait êtred’au moins soixante mille personnes. Les Talamancas étaient évalués àvingt-cinq mille ; trois mille guerriers, représentant une nation de douzeà quinze mille individus, avaient défendu les bourgs fortifiés de Coté;le plateau proprement dit et tous ses versants du nord étaient parsemés devillages où l’on comptait plus de onze mille Indiens', et combien de tribus ilrestait encore dont on ne connaissait pas le nombre! Quant aux Espagnols ,ils n’étaient encore que cinq cents en 107Ù, plus d’un siècle après la conquêtedu pays, et presque tous groupés autour des deux seules villes du plateau,Cartago et Esparza; les Indiens, qu’ils employaient dans leurs plantations,s’étaient graduellement fondus et se réduisaient à quelques centaines.Sans mines d’or connues ou exploitables, perdue sur une terre élevéeentourée de forêts et manquant de voies faciles d’accès, gouvernée de loinpar des règlements contradictoires, la petite colonie espagnole de Costa-Ilicane pouvait compter sur aucune immigration libre, sur aucune aide dudehors; son commerce était si minime que, même en 1718, il ne s’y trou-vait pas une seule boutique et que tous les échanges se faisaient par l’inter-médiaire des marchands ambulants. Pendant le dix-septième siècle, lespirates attaquèrent fréquemment le Costa-Piica, mais le pays était troppauvre pour les inviter à monter au-delà de Cartago : s’ils avaient cherché,non le pillage, mais la domination politique, leur établissement dans laforteresse naturelle du Costa-Ilica, dominant les deux mers, eût singu-lièrement menacé la puissance espagnole. Vers la fin du régime colo-nial, la province costa-ricaine du « royaume » de Guatemala n’avait,malgré son importance stratégique, qu’une population de 47 Ü00 habi-
1 Peralla, Cosla-Rica, Nicaragua ij Panama en el siglo AT.