.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
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esclaves dans le Nicaragua . Naguère le prix d'achat d’un Guatuso étaitd’une cinquantaine de piastres.
Les indigènes du sud eosta-rieain, coupés de toutes communicationsdirectes avec les Guafusos, sont généralement compris sous le nom deTalainaneas, bien que chaque tribu ait. une appellation spéciale et que lesgroupes 11e soient pas encore bien classés d’après leurs origines et leurslangues. Ceux qu’ont, visités Gabb, Tliiel, liovallius, sur le versant de l’At-lantique, les Cbirripo, Cabecar, ViceiIa, iîribri, Tiribié, ont gardé leurscouronnes de plumes, leurs colliers de dents et de perles, leurs javelots etsarbacanes, et ont encore pour demeures des paleiiquc, sortes de cabanesà toits de chaume descendant jusqu’au sol; ils sont très habiles à con-struire sur les torrents des harbacoaa ou ponts suspendus de poteaux et delianes*. Sur le versant du Pacifique vivent d’autres tribus qui ont donnéleurs noms à des villages, les Boruea ou Brunca et les Térraba : ceux-ciseraient, d’après Fernandez, des émigrés de la peuplade des Tiribié. LesCbirripo et les Cabecar, les plus rapproché!? de Carlago, sont déjà christia-nisés; les autres Taiamanca de la côte, entre le Puerto-Limon et la baiedel Alinirante, paraissent avoir été convertis jadis en bloc au catho-licisme, car plusieurs de leurs cérémonies et des mots qu’ils emploientsont d’origine espagnole; mais le fond naturiste 11e s'est que légèrementmodifié. C’est aux lunaisons qu’ils célèbrent leurs fêtes : ils adorent lesoleil et les astres, les rochers et les vents, les ruisseaux et la mer. Lescontrastes dans les invocations et les prières proviennent de la différence,du lieu d’habitation et du genre de vie : le chasseur des montagnes n’a pasle même dieu que le pêcheur de la côte. Les Blaneos, peuplade d’originecabecar et bribri, dans le domaine desquels s’élève le pic du môme nom,exposent les cadavres de leurs morts à un ou deux mètres au-dessus du sol,sous un toit de palmes, et ne les enterrent qu’après trois années, lorsqueles corps sont dans un état de dessiccation complète. O11 jette avec le mortde la nourriture et des objets précieux dans la fosse. Chez les Tiribié, onallumait à côté de la case mortuaire un feu sacré qui ne devait pass’éteindre pendant neuf jours et duquel on ne pouvait même prendre untison servant à des travaux profanes*.
Bans ces tombeaux anciens on a trouvé de remarquables figurines d’or,qui témoignent de l’ancienne civilisation des indigènes et du lamentablerecul qu’ils ont subi depuis l’arrivée de leurs prétendus « initiateurs « :
1 Cari Bovallius, Ymer, 1885.s Leon Fernandez, ouvrage cité.