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Livre XVII. Indes occidentales.
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INDIENS 1)1 COSTA-RICA , ClANACASTK.

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un grand nombre du eus objets d'ai'l, d’un si liant intérêt archéologique,ont été fondus à la monnaie de Costa-Rica ; les jadéites et autres jiierresvertes désignées sous le nom mexicain de chaldùkuitn proviennent surtoutdu (_Iuanacasteol.de la péninsule de Nicoya; quelques-unes sont à demitravaillées, ce qui fait présumer que des ateliers de polisseurs existaient,dans ces légions. On croyait naguère que les objets de la civilisationprécolombienne étaient très rares dans la partie septentrionale de la con-trée, c'était une erreur. Au contraire les fouilles les révèlent maintenantpar milliers, notamment dans les environs de. Partage, où se trouvait uneancienne capitale, l’urapura 1 .

I.a région du Guanaeaste, débattue entre le Nicaragua et le Costa-Rica ,resta longtemps presque déserte comme la plupart des marches politiques;mais depuis le milieu du siècle sa population a quadruplé. Ses vastes sava-nes, où des millions de bestiaux trouveraient leur nourriture; ses forêts,riches en bois de construction et d’ébénislerie, son golfe et ses ports, enfinsa situation sur la ligne de communication nécessaire entre l’isthme deNicaragua et le plateau de Costa-Rica , assurent d’avance à cette provinceune importance do premier ordre. Sa capitale, Liberia — anciennementGuanaeaste, — est située à la base méridionale des volcans d’Orosi, vers lemilieu de la dépression fertile qui sépare delà terre continentale la pres-qu'île de Nicoya : c'est un bourg de métis, espagnols, indiens et nègres,qui ressemblent fort aux ladinos du Nicaragua . Dans l’intérieur de lapéninsule deux bourgs populeux, Santa-Cruz et Nicoya , groupent leursmaisons sous les ombrages : Nicoya , la principale, était la résidence du chefqui donna l’hospitalité aux conquérants espagnols et qui se fit baptiseravec tout son peuple. Sur les bords du golfe, quelques centaines de pêcheurss’occupent de recueillir les huîtres perlières et comestibles, celles-ci lesmeilleures de toute la cote occidentale de l’Amérique *. On a fait des trou-vailles archéologiques au cabo Blanco, le promontoire terminal de la pénin-sule, et dans l’ile de Ghira, la plus grande des lies du golfe, à l’extré-mité septentrionale de ce vaste bassin.

Runlarenas (Punta-Arenas ) ou « Pointe des Sables » est en effet bâtiesur une flèche sableuse, à l’issue de la petite rivière Rarranca, qui a déposéd’énormes amas de cendres volcaniques dans le golfe de Nicoya, non

1 Polakowskv, Altcrlilmcr ans Costa-Rica ; — Congrès des Américanistes, Berlin , 1888.* Moritz Wagner unit Karl Schcrzer, Costa-Rica .