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S° 115. - PUERTO LIMON.
cl connue en Europe par l’insuccès d’une colonie d’agriculteurs allemands qui s’était fondée en ce lieu, alors perdu dans l’innnensilé de la forêtvierge; maintenant la culture s’étend peu à peu autour de chacun despostes étagés sur la pente des montagnes. Matina est entourée de cacaoyers.Dès le milieu du dix-septième siècle, des planteurs espagnols avaient in-troduit des esclaves dans les campagnes de Matina et en exportaient lesproduits par la rivière de ce nom 1 .
Limon , la dernière de cette chaîne de villes qui se succèdent à traversl'isthme de Costa-llica, est de fondation récente : malgré les avantages deson port, le meilleur de la côteatlantique dans le domaine costa-ricain, elle ne pouvait s’éleverqu’après la construction de voiesd’accès au plateau. Grâce au che-min de fer, Limon est soudaindevenue l’égale de Puntarenas pour l’importance commerciale;et non seulement elle exporte lescafés du plateau, les nouvellesplantations qui se sont fondéesdans le voisinage lui envoient
le voisinage
aussi d’énormes quantités de ha- wwic
nanes pour le marché des Etats-Unis 2 . La construction du che-min de fer de Limon a nécessité
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de grands travaux au passage des
marais et des bayous du littoral, notamment près de Moin, où se faisaitjadis un petit trafic de contrebande pour l’introduction des marchandisesanglaises.
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Au sud de Limon, dans toute la lierra adentro qui s’incline vers l’Atlan-tique, il n’y a d'autre colonie de Cosla-Ricains policés que celle de San-Bernardo dans le pays des Talamancas, près du Puerto-Yiejo : pas plus quele poste de Chirripé, elle n’a prospéré, surtout à cause de l’isolement ;quant à la « ville » de Santiago de Talamanca, bâtie au bord du Sicsôla,elle fut incendiée en 1010 par les Indiens soulevés. On a souvent parléde riches établissements espagnols qui se seraient pressés sur les bords
1 Wagner unit Scherzer, Costa-Rua.
2 Mouvement des échanges à Limon en 1886 : üj millions de francs.
XVII.
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