560
NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
sous le nom de la Yillila, au milieu du siècle dernier; mais elle avaitsur Gartago l'avantage d'occuper une position plus centrale, relativementà l'ensemble de la population costa-ricaine, et ses progrès furent ra-pides. Ouand le régime espagnol cessa, les habitants de San-José et ceuxde l’ancienne capitale Gartago, ceux-ci plus conservateurs, ceux-là plusaudacieux et plus entreprenants, se trouvèrent en rivalité pour la do-mination, et la lutte se termina par la victoire de San-José , la ville répu-blicaine. Elle est admirablement située au milieu du plateau costa-ricain,à 1 lu;) mètres d’altitude moyenne, sur un terrain gracieusement accidentéque découpent deux petites rivières, au nord le Torres, au sud le Maria-Aguilar, l’un et l’autre affluents du Pacifique par le rio Grande de ’1 ac-coles. San-José , comme centre _ ' _ > du (losla-Hica, possède naturelle-
ment les principaux édifices publics de la contrée, et c’est aussi là que sesont fondés les établissements scientifiques, université, école normale,musée, observatoire météorologique. Au point de vue de l’aménagementmatériel, la propreté des rues et l’abondance des eaux pures, San-José estune des cités modèles du Gosta-liica : dès l’année 1887 elle était éclairéeà la lumière électrique. Pour son trafic, elle dispose des voies ferrées quise dirigent vers les deux mers et de l'embranchement de Garrillo, com-mençant sur le versant opposé de la chaîne des volcans pour se rattacherplus tard aux lignes de navigation du Sun-Juan.
Carlago, la capitale découronnée, est du moins la métropole du Gosla-Ifica : parmi les villes encore existantes, c’est la plus ancienne de la con-trée, ayant été bâtie en Io04 par Vasque / de Goronado : presque toutes lesfamilles dirigeantes du Gosta-liica sont issues de Gartago. Gette ville eut defréquentes infortunes. Elle dut plusieurs fois se défendre cou Ire les attaquesdes corsaires, puis en 17 W 2Ü elle lut en parti»* ruinée par une éruption del’irazéi, au pied duquel elle était bâtie, et, seule parmi toutes les villes duGosta-liica, elle fut-complètement renversée par un tremblement de terre,en 1841. Gartago boude encore sa rivale, la cité parvenue de San-José . Seshabitants sont plus déliants et [dus casaniers, moins actifs aussi ; lesmendiants se pressent autour d’une ancienne église miraculeuse que l’onvisite en pèlerinage. Ea construction du chemin de fer qui met Gartagoeu communication directe avec Limon, le port de l’Atlantique, ne peutmanquer de transformer l’ancienne ville, admirablement située pour lecommerce, tout près du seuil de partage entre les deux océans, à laporte orientale du plateau où se [tresse presque toute la population duCosta-Rica . Sur la rampe atlantique de la voie ferrée, l’une des stationsest Angostura, ainsi nommée d’un « étroit » de la vallée du Ileventazon