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(le faible récolte, l’exportation est restée au-dessous de 10 000 tonnes,représentant une valeur d’environ 12 millions de francs 1 2 . Le Costa-Rica exporte aussi du sucre, du caoutchouc, du cacao, des cuirs, des bois,mais depuis quelques années tous ces articles de commerce sont dépassésen valeur par les régimes de bananes expédiés aux Etats-Unis *. On cul-tive également dans le Costa-Rica , même dans les milpas indiennes,
APPAREIL A DÉCORTIQUER I.E CAFÉ.
Gravure de Girardct, d’après une photographie communiquée par la Société de Géographie neuehâteloise.
le quiquisque, qui est le taro de l’Océanie ou la colocasie comestible 3 .
Les planteurs des hautes terres, concentrant tous leurs efforts sur laproduction du café, ne produisent pas assez de vivres pour les consomma-teurs et sont obligés d’importer des farines du Chili. Ils n’ont aussi qu’uncheptel insuffisant, malgré l’immense étendue de leurs pâturages 4 ; lesbrebis et les chèvres sont des animaux presque rares dans le pays : on n’encomptait guère plus de deux mille en 1888. Le grand avantage du Costa-
1 Récolle du café en 1890, dans le Costa-Rica : 15 56A 192 kilogrammes.
2 Exportation des bananes du Costa-Rica en 1889 : 40 000 tonnes, d'une valeur de 2 050 000 francs.
3 Bernardo Thiel, cité par Polakowskv, Petermann’s Milleilungen, 1885, Ueft VI.
‘ Bétail du Costa-Rica en 1890 : Bétes à cornes, chevaux et brebis, 354 929 : 20 millions de francs.