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Livre XVII. Indes occidentales.
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.NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

Rica, comparé au Nicaragua, au Guatemala, au Mexique , est que la moi-tié de ses agriculteurs sont propriétaires, excepté dans le Guauacastc : leterritoire, qui, même sous le régime espagnol , était presque entièrementcultivé par des mains libres, est presque partout divisé en petits domaines,donnant à chaque habitant un intérêt direct à la culture. En 1880 oncomptait dans l’ensemble du pays 57 059 fincas ou parcelles distinctes 1 ,d’une valeur totale de 58 807 500 piastres, mais portant un fardeau hypo-thécaire de 7 905 000 piastres. C’est au vingtième seulement de la surfacede la contrée que l’on évalue le territoire cultivé.

Depuis le milieu du siècle, le commerce a quadruplé : il était, alorsd’environ dix millions de francs: actuellement il oscille, suivant les années,de trente à quarante millions, ce qui représente une somme île 150 à200 francs par Costa-Ricain ; on doit tenir compte aussi du trafic interlopequi se lait par la voie du San-Juan et du Sarapiqui, surtout pour l’intro-duction du tabac et de la poudre 5 . La Grande-Bretagne, les Etats-Unis , laFrance, l’Allemagne , tel est l’ordre des diverses nations avec lesquelles le,Cosla-Rica fait ses échanges. Le grand agent de ce commerce esL la voieferrée qui depuis l’année 1890 unit complètement la capitale à son ver-sant atlantique, en franchissant le seuil d’Oehomogo. La compagnie duchemin de fer, en faveur de laquelle le gouvernement a conclu sa detteextérieure, a reçu en outre une étendue de centaines de mille hectares,à condition que les terrains soient vendus ou loués dans l’espace devingt années : une partie de cet immense domaine a été déjà cédée à descolons pour la culture ou l’élève du bétail. Ou projette aussi la construc-tion d’autres voies ferrées, pour rejoindre le Costa-Rica au Nicaragua età son futur canal, et l’on a préparé les plans et devis pour la régularisationdes rivières Frio, Sân-Carlos, Sarapiqui, Sucio en vue de la navigationpar bateaux à vapeur. Une digue projetée par les constructeurs du canalde Nicaragua doit barrer la rivière San-Cârlos et en relever le niveaude 10 mètres, en sorte que les embarcations d’un fort tirant d’eau pour-ront s’avancer dans l’intérieur des terres jusqu’au pied des montagnes.

Quant à la route interocéanique, concédée dès l’année 1849, entre lesdeux ensembles de ports, le Golfe Dulee et le Chiriqui, elle n’a point même

1 J. R. Calvo, ouvrage cité; — Gabb, Petermanns Mittheilungcn, 1877, Ileft X; — Rioltey.Cosla-Rica et son avenir.

s Commerce du Costa-Rica eu 1889 :

, Importations. 22 522 875 francs.

Exportations. 24 876 250 »

Ensemble

47 599 125 francs.