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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
partie de la Yeragua « ducale » concédée à Luiz Colon appartient à laColombie , tandis que la Yeragua « royale », se prolongeant au nord, estdevenue territoire costa-ricain
Quant aux limites administratives de la province de Panama du côtéde l’Amérique du Sud , elles passent à travers des solitudes et, pas plus quela frontière politique du côté costa-ricain, ne coïncident avec une lignenaturelle de partage. Peu de coupures géographiques sont aussi nettesque celle du continent sud-américain à son angle nord-occidental : là oùs’affaissent les dernières collines de la chaîne isthmique, entre la vallée del’Atralo et celle du San-Juan, là cesse l’Amérique du Milieu et commencel’Amérique méridionale; mais la ligne de séparation officielle passe beau-coup plus au nord, à travers les petits massifs côtiers. Dans ses limitesactuelles, la province de Panama comprend une superficie évaluée à81000 kilomètres carrés. En l’absence de recensements détaillés, oncroit pouvoir donner à la population le nombre de 500000 individuscomme se rapprochant de la vérité: ainsi la province colombienne auraità peu près la même densité d’habitants — 4 par kilomètre carré —que le Costa-Rica , mais elle serait, en proportion de son étendue, beau-coup moins peuplée que le Guatemala et le Salvador .
La liante chaîne du Costa-Rica se continue dans le Panama par des montstrès élevés. Le Picacho, qui se dresse près de la frontière, atteint 2150 mè-tres, mais ce n’est qu’un piton secondaire en comparaison de son voisinde l’est, le volcan éteint de Chiriqui, cône parfait, aux zones étagées devégétation, qui se dresse dans toute sa majesté au-dessus des plaines dusud; les cartes marines lui donnent une hauteur de 5454 mètres. A sa baseorientale une brèche s’ouvre à travers la chaîne à 1110 mètres seule-ment; plus à l’est, un autre seuil a 1206 mètres’, et Moritz Wagnermentionne, d’après le voyageur Morel, un autre passage de 1104 mètres 5 :c’est probablement à ces ouvertures de l’un à l’autre versant que la cimeintermédiaire, haute d’environ 2000 mètres, doit son nom de cerroIlorqueta ou « mont du Col »; des voyageurs, notamment Wheehvright,ont parlé de passages moins élevés, descendant même à 50 mètres,mais sans apporter de caries démontrant leurs découvertes. Plus loin,la cordillère, beaucoup plus rapprochée de la côte du nord que de celle duPacifique, se redresse au-dessus de 2500 mètres. Un socle de hautes terres,découpé par les érosions en de profondes vallées, et s’élevant en moyenne
' Manuel Peralta; — Polakowsky, Petermann's Miltlieilungcn, 1884.
2 Alphonse Pinart , Bulletin de la Société de Géographie, 1885.
* Die Provint Chiriqui,