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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE

n’a que 300 mètres d'altitude. Les dernières ondulations du plateau viennents’affaisser au nord de l'embouchure du San-Juan.

A l’exception de l’Atrato, qui n’appartient à la province de Panama quepar des aflluenls latéraux, et de quelques bayous du delta, l’isthme n’a poinLde fleuves puissants, si ce n’est après les pluies exceptionnelles; quoiqueplusieurs d’entre eux aient un cours assez considérable, grâce à la dispo-sition de leurs vallées qui se développent parallèlement et non transver-salement aux rivages, ils n’ont pas de bassins d’une ampleur suffisantepour déverser dans la mer un grand excédent d’eau fluviale. Ce qui a valuà ces cours d’eau le retentissement de leur nom est leur situation dans le

N° 110. — COURS DK LA RIVIÈRE CHAGRES

d’après une carte espagnole de la première moitié du dix-huitième siècle.

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C. Perron.

D’après la reproduction de Jusio Zaragnzn

voisinage ou sur le parcours des voies de communication interocéaniquesexploitées ou projetées. Ainsi le Chagres, dont le nom, d’après Pinart,signifierait «Grand Fleuve» en langue muoi, et qui pourtant n’est qu’unpetit tributaire de la mer des Caraïbes , est bien autrement célèbre que leWankset les autres grandes"rivières des régions presque inexplorées de laMosquilie.

Le fleuve naît presque au centre de l’isthme de Panama, et commencepar couler dans la direction du sud-ouest, parallèlement aux rivages océa-niques de l’isthme. A Cruces, où il a déjà reçu tous ses hauts affluents, ilroule une masse liquide assez forte déjà pour porter bateau. A une petitedistance en aval, à Malachin, où son niveau d’étiage est à 14 mètresseulement au-dessus du niveau de l’Atlantique, il reçoit l’Obispo, qui lui