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deux chaînes unies se continuent par une cordillère aux pentes rapides etd’une hauteur de 150 à 800 mètres qui sépare de son mur inégal les deuxversants océaniques. C’est là que l’isthme américain se trouve le [dusrétréci entre les deux mers : en ce point on ne compte que 50 kilomètresen droite ligne de l’une à l’autre; il n’y a même que ‘28 kilomètresde distance entre le golfe de San-Blas et la courbe du fleuve Bayano, oùvient mourir le flot de la marée du Pacilîque. Cet étranglement de l’isllnnede San-Blas ne pouvait donc manquer d’être signalé comme offrant unlieu favorable pour le creusement d’une voie navigable; mais la crêtede la cordillère d’où s’épanchent les eaux du Bayano défiasse 500 mètres,et les ingénieurs auraient à la sous-franehir par un tunnel d’au moins12 kilomètres en longueur, assez haut pour laisser passer les plus grandsnavires 1 .
La cordillère de San-Blas ou de Chepô, composée de gneiss et de schistesmétamorphiques, se continue sous divers noms comme chaîne côtière de1" ' jusqu’à l’entrée du golfe d’Lrabâ, où la contrée a reçu l'ap-
pellation d’isthme de. Darien. Le nœud montagneux du Candi, haut de900 mètres, et [dus loin le massif du Turganti indiquent l’endroit où lachaîne s’infléchit pour se prolonger directement vers le sud à l’ouest ducours de l’Alralo. Kilo s’abaisse au col de Tiliule, où l’altitude est de142 mètres seulement, et où l’on a également projeté le creusement d’uncanal interocéanique remplaçant un ancien détroit, parles deux fleuves del’Atrato à l’est et du Tuyra à l’ouest. Puis au delà, la chaîne reprend, maissans offrir de saillies considérables, et va se rattacher par des ramificationslatérales à une autre crête, celle des monts Baudô, qui longe de très prèsles eaux du Pacifique. En maints endroits les hauteurs se dressent en falai-ses immédiatement au-dessus de l’océan, et des promontoires entourés derécifs s’avancent dans les eaux. Dans son ensemble, la sierra de Bandé), quise développe du nord au sud sur une longueur d’environ 200 kilomètres,est plutôt un renflement du sol qu’une chaîne de montagnes: c’est un reborddu littoral sur lequel s’élèvent de distance en distance des massifs d’unegrande hauteur relative, tel celui de Baudô, dont le point culminant est à1810 mètres 5 . Mais elle est aussi interrompue de larges brèches, que lesingénieurs ont explorées comme les isthmes proprement dits, Panama ,San-Blas, Darien, et qui pourraient également servir de lieux de passageentre le Pacifique et le fleuve Atrato : une de ces brèches, celle de Cupica,