GOLFES ET ARCHIPELS DE L'ISTHME COLOMBIEN
le Ghediz ou Uennos, projetant ses alluvions vers la rive opposée, menacede fermer le chenal qui mène au port et au fond oriental de la nappe ma-ritime, devenue lacustre; de même dans le golfe d’Urabâ, le lleuve puis-sant, dont le delta frange la rive isthmique, pousse ses plages d’alluvionsde plus en [tins avant vers la rive sud-américaine, et bientôt il aura séparéde la haute mer la partie méridionale du golfe ou culata.
Des rives de l'Atlantique à celles du Pacilique le contraste provient sur-
Ouest de Paris
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79 * Ouest de Greenwich 78 * 40 '
Profondeur
1U métrés
De U à 5 mètres
De 1U métrés et au delà
tout des marées, qui d’un côté n’ont qu'un faible écart tandis que del’autre côté leur amplitude est considérable. A la bouche du rio Chagres et
dans la baie de Colon la mer monte en moyenne de 38 centimètres et de30 centimètres dans la baie de Chiriqui, mais celle différence de hauteurentre le flux et le reflux n’est point constante; l’écart varie singulièrement
suivant la direction et la force des courants atmosphériques : parfois lasurface de la mer se maintient au môme niveau pendant des journées
entières; d’ordinaire, les deux marées diurnes se contrarient de manière
à ne révéler qu’une seule montée et une seule descente pendant lesvingt-quatre heures. Sur la côte du Pacilique, au contraire, le va-et-vient