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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPUIE UNIVERSELLE.

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doit être causé par un esprit méchant que l’on l'ait conjurer par le sorcierou que l’on se concilie par un présent. Quand un malade paraît devoirmourir, ses parents le portent dans la lorèt et l’abandonnent en ne luilaissant qu’une calebasse d’eau et quelques bananes. Après la mort onexpose le corps sur un échafaudage, pour en reprendre les restes une annéeaprès, nettoyer les ossements et en faire un paquet que l’on enterre dansle cimetière de famille 1 .

D’après Pinart, l’historien des Guaymi, il y en aurait encore quatre milleenviron; mais en 1883 une tribu, celle des Muni, se composait de troisindividus seulement. Sur le versant méridional de la chaîne, le nombre desDorasques, tribu distincte ayant sa langue spéciale, était réduit à treize ouquatorze personnes de sang pur parlant encore l’ancien dialecte. Quant auxIndiens Seguas — mot qui, dans la langue lérraba, a le sens d’« Etran-gers, — les Espagnols leur donnèrent aussi le nom de Mexieanos ou Chi-chimeeos. C'étaient des Nahua plus ou moins « barbares » que Yàsquez deCoronado rencontra dans une vallée tributaire de la lagune de Chiriqui etavec lesquels il ne put s’entendre que par l’intermédiaire d’un interprètemexicain. On ne sait plus même exactement quelle partie du territoire iishabitaient : divers renseignements ont induit Pinart à leur donner pourancien domaine la vallée du Révalo, qui se déverse dans la ^ "e occiden-tale de la baie, et c’est à eux qu’il attribue les plus belles poteries, les objetsen métal les plus finement ciselés découverts dans la contrée 5 . Enfin, àl’est de la cordillère de Chiriqui, jusqu’à l’isthme de San-Blas, toutes lespeuplades indiennes ont disparu, soit par le massacre, soit par le mélangeavec la population métissée de langue espagnole. On ne retrouve les tribusdistinctes des indigènes que dans la partie orientale de la province, sur lesbords du golfe et dans les îles de San-Blas, dans les bassins du Bayano,du Tuyra, de l’Atrato . Mais ces Indiens ne se sont pas maintenus en corpsde nation ayant conservé, avec l’indépendance, leurs traditions historiqueset le souvenir des aïeux. Ils ne se rappellent plus la domination des anciensPaparos ou Darienes, dont le nom s’est transmis à la partie orientale del'isthme américain et qui appartenaient probablement à la même race queles Qucva ou Cuevas dont parlent Ovido y Yaldès et les autres écrivainsespagnols des premiers temps de la conquête

A l’exception des Chocô, qui habitent les massifs du sud et se rattachentaux populations de la Colombie , les diverses peuplades indiennes du Darien

1 W. Gabb, Proceedings of the Philosophical Society, Philadelphie 1 , 1870; — Pinart, etc.

8 Revue d’Ethnographie de llamy, 1887.

5 Berendt, American Record and Repertory of Fioles and Queries, 1874.