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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE
i’islhmc. C’est là que les flottilles espagnoles débarquaient les marchan-dises et tout l’or du Pérou : plus de deux mille mulets étaient employés àporter les métaux précieux de Panama à Puerto-Belo, où les galions duroi d’Espagne venaient en prendre chargement. Ces trésors ne pouvaientéchapper aux _ ' s. En 1670, Morgan « l’Exterminateur » vint attaquerPanama à la tète de onze cents hommes, et telle était la terreur causée parles corsaires, que les Espagnols n’osèrent même pas disputer le pas-sage de l’isthme ; ils s’enfuirent après avoir fait un simulacre de défense
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devant la ville, qu’ils abandonnèrent avec ses canons et une partie deses richesses; celui des galions qui était chargé d’or réussit à prendrela mer*. Panama fut livrée aux flammes et les Espagnols craignirent d’yrentrer, de peur d’une nouvelle attaque : il ne reste plus de cette premièreville que les ruines informes de deux églises, envahies par les broussailles.
La ville actuelle est bâtie à une dizaine de kilomètres plus à l’ouest, aupied de l’Ancon, mont isolé de 170 mètres en hauteur, et près de l’embou-chure d’un ruisseau dit « rio Grande ». De solides murailles, épaisses detrois mètres, entourent encore la ville proprement dite ou San-Felipe,et l’une d’elles, dominant la mer, forme la magnifique promenade de las