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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
Unis du sud, de la Floride occidentale au Texas, le rio Bravo del Norte etles rivières du versant oriental du Mexique et du Yucalan méridional jus-qu’à la lagune de Términos. La mer des Caraïbes reçoit les (leuves rela-tivement abondants que lui envoie la région des isthmes, mais le continentdu sud, quoique construit sur le même plan général que le continent dunord, n’a pas à l’orient un rebord de montagnes aussi régulièrement formé,et le réseau des eaux courantes, moins contenu à l’est, ne s’est rejeté quepour une faible part, dans la direction du nord. La mer antilienne n’a pourgrands aflluents sud-américains «pie l’Atrato , le rio Magdalena et le rioZulia, qui s’épanche dans la lagune de Maracaïbo . Si remarquables qu’ilssoient parla masse de leurs eaux — l’Atralo surtout, — ces trois fleuvesn’ont qu’une aire d’écoulement minime en comparaison du Mississippi .Huant à l’Orinoco, qui est l’un des grands courants américains , il sedéverse directement dans l’océan Atlantique , en dehors de File Trinidadet de la chaîne des Antilles 1 .
Les barrages formés par les îles sur presque tout le pourtour de la médi-terranée Américaine modilient singulièrement le phénomène des marées.D’abord l’écart qui se produit entre les hautes et les basses eaux est trèsaffaibli, comme dans la méditerranée de l’Afrique et de l’Europe . Mêmel’intumescence du Ilot y est beaucoup plus atténuée : tandis que dans legolfe tunisien de la Petite Syrie , sur les côtes de l’ile Djcrba, l’amplitudemoyenne de la marée est de 5 mètres, les plus liantes marées de syzygiedu golfe Mexicain sont de 1 m. 22, près de la ville floridienne d’Apa-lachieola; dans la mer des Antilles , l’écart extrême du llux et du refluxest moindre encore; il est de 1 m. 60 dans le port de File Roatan, àl’endroit du golfe de Honduras où le flot se propage avec le plus d’in-tensité. D’ailleurs il est rare que la montée et la dépression alternativesde l’eau se fassent avec la régularité normale; suivant la direction chan-geante des courants maritimes et atmosphériques, les marées se dépla-cent, se prolongent ou restent temporairement supprimées. Même surla plus grande partie du pourtour maritime de la double méditerranéeAméricaine, les croisements et les interférences des ondulations, provenant
1 Superficie de la méditerranée Américaine et des versants tributaires, sans les îles :
Superficie.
439 750 kil. carr.
1 530 328 »
708 834 » )
1 8G922G u i
Versants tributaires.
5 300 000 kil. carr900 C00 »
Ensemble . .
4 554 138 kil. carr. 6 400 000 kil. carr.