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Livre XVII. Indes occidentales.
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MARÉES , COURANTS DE LA MÉDITERRANÉE AMÉRICAINE.

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de diverses directions par les détroits des îles, ont pour conséquence defondre les deux marées semi-diurnes en une seule marée diurne: le flotne s’élève et ne s’abaisse qu’une fois par jour. Les contrastes dans lerégime diurne et semi-diurne des oscillations se produisent en des baiestrès voisines les unes des autres : tandis que sur la côte occidentale de laFloride , la montée est de six heures, elle se continue pendant douze heuresdans la baie d’Apalacbicola ; puis sur les côtes du Texas elle reprend sonmouvement normal*.

La mer des Antilles et le golfe du Mexique ont assez de larges portesouvertes sur l’Océan pour que leurs courants appartiennent au grand tour-noiement des eaux atlantiques; mais les contre-courants et les remousy sont nombreux à cause de l’irrégularité des côtes. La masse énormedu courant équatorial, qui se meut incessamment de l’est à l’ouest avec unevitesse moyenne de 4 à 5 kilomètres et qui vient se heurter aux côtes duBrésil, des Guyanes et des Antilles , n’est pas entièrement déviée vers lenord, puisqu’elle trouve des passages pour continuer sa marche dans ladirection de l’occident. Tandis que la plus forte partie des eaux se reploievers le nord pour longer extérieurement l’accore des socles qui portent lesPetites Antilles et les Bahama, une part moins considérable, quoique repré-sentant encore des millions de mètres cubes par seconde, pénètre dans lamer des Antilles . La masse d’eau qui entre dans l'espèce d’entonnoir formépar le golfe de Paria, entre l’ile Trinidad et la côte ferme du Venezuela , estassez puissante pour neutraliser le courant de flot et pour précipiter le ju-sant en lui donnant parfois des vitesses de plus de 0 kilomètres à l’heure :aux tournants, les courants partiels qui se heurtent produisent deredoutables mascarets et des raz de marée qui soulèvent les sables et lesvases du fond; la mer se colore en rouge sur de vastes étendues. Le nom deBoca delDrago ou « Bouche du Dragon », que Colomb donne au détroit quis’ouvre entre la pointe nord-occidentale de Trinidad et la presqu’île deParia, est ratifié par tous les marins qui s’engagent dans celte passe dange-reuse. Au nord de Trinidad, dans le détroit de Tobago , les eaux du courantéquatorial se meuvent plus paisiblement, avec une vitesse moyenne de1850 mètres par heure, mais quelquefois double ou même triple. Plus aunord, jusqu’à la Martinique, principalement entre cette île et Sainte-Lucie ,où la mer ouvre une fosse de plus de 1000 mètres en profondeur, les dé-troits laissent passer aussi des courants latéraux du grand lleuve marin.

Ces branches du courant équatorial, unies dans la mer des Antilles ,

1 Franklin Bâche, Coast Survey.