VENTS, CLIMAT DE LA MÉDITERRANÉE AMÉRICAINE.
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plus froid et plus dense du continent septentrional. Le mois d’août esten effet par excellence celui des ouragans, et plus des deux tiers de cestournoiements aériens se produisent de juillet en octobre, mais on en aégalement observé pendant les autres mois. 11 est rare qu’une année sepasse sans qu’un désastre se produise sur un point ou sur un autre dudomaine habituel des ouragans et que des spectateurs n’aient à raconterdes exemples effrayants de la violence de l’atmosphère. Les maisons sontdéracinées comme les arbres, des forteresses ont été démolies, des naviresportés en pleine terre, des blocs de rochers lancés au milieu des cultures;des îlots brisés sont devenus récifs, et des caves superposées sont deve-nues îlots. Le « grand ouragan », du 10 octobre 1786, écrasa des villes,coula des Hottes, et, par la communauté du malheur, réconcilia les Fran-çais et les Anglais qui se préparaient à s’entr’égorger.
Les vents et les courants qui mêlent incessamment les eaux de l’Atlanti-que à celles de la médilerranée Américaine n’en égalisent pourtant ni lateneur en substances salines ni la température. Tournoyant dans les mersantiliennes comme dans une vaste chaudière, le courant que retardent lescaps cl les seuils intermédiaires doit emmagasiner pendant ce long séjoursous la zone tropicale une chaleur plus grande que les eaux du libre Océan ;l’évaporation y est plus intense en proportion et par conséquent la salinités’accroît. Les comparaisons établies entre l’eau du détroit de Yucatan etcelle de l’Atlantique, sous la même latitude, en dehors de la chaîne desAntilles , constatent que les Ilots de la mer intérieure ont gagné en tem-pérature et en concentration saline; il est même des parages dans lamer des Antilles et le golfe du .Mexique auxquels Sainte-Claire Deville adonné le nom de « pôles de chaleur » parce que l’eau, neutralisée pardes courants contraires, s’y maintient relativement tr; _ et se réchauffeplus que les eaux avoisinantes. Mais entre l’Atlantique et la méditerrauéeAntilienne le contraste des températures est surtout observé dans les pro-fondeurs : ce phénomène est le même que celui dont la méditerrauée del’Ancien Monde offre un exemple. En passant sur les seuils qui la séparentdes bassins latéraux, l’eau de l’Océan descend dans les fonds de la mer voi-sine, mais en conservant la température qu’elle offrait à son entrée. Or,sous une épaisseur de 1460 mètres, les couches liquides de l’Atlantiqueont exactement une température de 4°, 16 : c’est aussi la températureque l’on trouve dans les plus grands fonds de la mer des Antilles , mêmedans la fosse Bartlelt, à plus de 6000 mètres au-dessous de la surface,tandis que dans l’Atlantique, où les froides eaux polaires s’épanchent sousles eaux tièdes de la superficie et recouvrent le lit marin, la tempéra-