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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

avec soin dépasse 11 000 kilomètres. La superficie de Cuba serait exac-tement, d’après Coello, de 1 I2 101 kilomètres carrés; avec l'île doublede Pinos et les autres petites îles des deux côtes, elle comprend unesurface de 118 855 kilomètres carrés, e’est-à-dire qu’elle est presque aussiétendue que le reste des Antilles : elle dépasse le Portugal et représentepresque le quart de l’espace occupé par la mère patrie.

Quoique la plus grande des Antilles, Cuba n’en est pas la plus haute :Saint-Domingue a des cimes plus élevées et dans son ensemble présente unrelief beaucoup plus saillant. Cuba n’a qu’une chaîne de montagnes biencaractérisée, cette sierra Maestra ou « chaîne maîtresse » qui se dresse brus-quement hors des Ilots dans la partie sud-orientale de l’île, au nord dularge détroit qui sépare Cuba de la Jamaïque . Elle commence par le pro-montoire aigu du cap de Cruz, et, s’élevant rapidement de terrasse enterrasse, atteint et dépasse la hauteur de mille mètres à l’Ojo del Toro ou« Source du Taureau ». Plus loin, la chaîne se redresse encore, et sonpoint culminant, appelé d’ordinaire pico di Tarquino, mais dont le véri-table nom serait peut-être pico Turquino ou « montagne Bleue 1 », présenteune altitude diversement évaluée de 2089 à 2560 mètres par les géo-graphes et les marins 5 . En cette partie de leur plus grande élévation, lesmonts, très escarpés du côté de la mer, s’appuient à l’intérieur sur unlarge plateau, dont la pente ravinée s’incline vers la vallée du Cauto; maisau delà, la rangée principale, qui prend le nom de sierra del Cobre ou « du Cuivre », dû à scs gisements métallifères, se rétrécit et s’abaissepeu à peu, et, après s’être développée en amphithéâtre au nord de lacité de Santiago de Cuba , finit par mourir au bord des marécages duGuantânamo . Un des monts de la sierra del Cobre est la Cran Piedra(1580 mètres), ainsi nommée d’un bloc de conglomérat qui reste perchésur la cime, au-dessus d’assises éboulées. Les montagnes de la sierra .Maes-tra consistent en diorites et en porphyres, revêtus de roches tertiaires, etl’on y voit aussi, près de Santiago, des trachytes et des basaltes, mais nilaves modernes, ni cendres, ni pierres ponces ou cratères de volcans. C’estla région de l’île où les tremblements sont le plus fréquents et secouentle sol avec le plus de violence.

Une dépression transversale sépare du reste de l’ile la sierra Maestra etle plateau qui lui sert de piédestal ; les montagnes qui s’élèvent en désordreà l’extrémité orientale de Cuba constituent un massif distinct de la chaîne

1 Poey, Memorlas sobre la historia natural de la isla de Cuba .■ .Miguel Rodriguez-Ferrcr, ouvrage cité.