MONTAGNES IlE CUBA.
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maîtresse. Beaucoup moins régulières dans leurs allures, ces montagnes,qui commencent à la pointe même du cap Maisi, sont découpées par lesrivières en de nombreux groupes secondaires formant en maints endroitsdes crêtes étroites, des « taillantes » ou ruchillas. Ouelque cimes dépassentde leurs masses puissantes le profil en dents de scie des arêtes plus basses.Non loin du promontoire terminal se dresse un superbe cône tronqué, leYunque ou l’« Enclume » de Baracoa, haut d’un millier de mètres. Audelà, les montagnes se continuent en massifs irréguliers, parallèlement à lacôte septentrionale de l’ile : çà et là des roches de granit se montrentdébarrassées des couches de calcaires qui les recouvraient jadis, mais nullepart elles ne s’élèvent en pitons dominateurs. L’ensemble du relief s’abaissepeu à peu à l’ouest, et même, vers le milieu de l’île, le sol n’offre plusaucune saillie : le corps insulaire, rétréci en cet endroit à une largeur de75 kilomètres seulement, est partiellement occupé par des marais riverains,et l’espace intermédiaire n’est qu’une plaine basse. Avant la constructiondu chemin de fer qui réunit les deux plages, une « piste » ou Irocha, frayéeà travers les forêts, était considérée comme formant la ligne de divisionentre les deux moitiés de Cuba : pendant l’insurrection qui fut sur le pointd’arracher l’ile à l’Espagne , les troupes de la métropole avaient bordé latroeha d’une rangée de fortins pour fermer aux républicains du massiforiental le chemin des villes et des plantations de l’ouest.
Au delà de celle dépression médiane, les montagnes ou plutôt les collinesrecommencent : elles n’ont qu’une faible altitude, la plupart des crêtes etdes pitons ne s’élevant qu’à deux ou trois cents mètres, mais leurs brusquesparois, les fissures profondes des rochers donnent un grand aspect à cesmassifs, que séparent des plaines accidentées; d’après Rodrigucz-Ferrerle point culminant de cette région centrale de Cuba serait le Potrerillo(908 mètres) au nord-ouest de Trinidad , dans le district des Cinco-Yillassur le rivage du sud. Si l’île s’abaissait d’une centaine de mètres, ellese diviserait en plusieurs terres alignées comme la chaîne des Bahama, etl’une des principales serait celle que dominent les groupes situés à l’ouestde la dépression centrale des Cinco-Yillas.
Les hauteurs de la région occidentale constituent un premier massif entreMatanzas et la Havane, assez rapproché de la côte du nord, et présentantnon loin de la première ville un piton de 590 mètres, le Pan de Matanzas .Le deuxième massif, qui commence à l’ouest de la Havane et qui, vu dela mer, prend l’aspect d’une véritable chaîne, la cordillera de los Orga-nos, a des mornes plus élevés : le Pan de Guajaibon a 585 mètres dehauteur. Cette chaîne extrême projette son dernier promontoire au nord
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