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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

due, quoique cà et là des roches aiguës, coupées de fissures, percées detrous, les seborucos, interrompent les marais, les savanes, les prairies trem-blantes, rendant presque impossible la traversée d’un côté à l’autre. 11paraît probable que l’émersion de cette partie àlc l’ile est relativementrécente, car déjà depuis la période historique on a vu des îlots côtierss’unir en terres plus grandes par l'envahissement graduel desmangliers surles détroits et les bas-fonds; tel petit archipel indiqué sur les anciennescartes se compose actuellement d'un nombre d’iles moins considérable parceque plusieurs d’entre elles se sont réunies; ailleurs, des bas-fonds se sontchangés en îlots 1 . C’est là d’ailleurs un phénomène dont on a pu signalerde nombreux exemples sur le pourtour de l’ile de Cuba : d’après le géologueCia, certains bancs de corail mort, absolument semblables par leursorganismes aux bancs de corail vivant, que recouvre encore la mer, sontactuellement exhaussés à plus de 0 mètres au-dessus du niveau marin 3 .Les collines des environs de la Havane furent certainement des récifs :on en voit jusqu’à plus de 500 mètres d’altitude 3 .

Le corps principal de Cuba se trouve en entier dans la zone tropicale.Le climat local est celui de la mer qui baigne l’ile. L’ensemble des phéno-mènes atmosphériques présente une très grande régularité d’allures quifacilite singulièrement l’étude de la météorologie générale : c’est dans cesrégions, à la source du Gulf-stream et des courants aériens qui viennentbalayer l’Europe occidentale, que l’on peut observer, à son origine pre-mière, maint phénomène du climat tourmenté de la zone tempérée du nord.Cependant l’ile de Cuba est si étendue et se prolonge de l’est à l’ouest, del’Atlantique vers le Yucatan , sur un espace si considérable, qu’on peutobserver des contrastes de climat assez notables entre ses diverses partiesDans toutes, les vents du nord soufflent surtout pendant l’hiver, et danstoutes, les pluies tombent en plus grande abondance pendant la saison d’étéou « hivernage », c’est-à-dire à l’époque où le soleil passe au zénith ; maison constate qu’en moyenne les pluies, apportées par les alizés, sont plusfréquentes et plus fortes vers l’extrémité orientale de l’île que vers l’extré-mité occidentale, sur la côte du nord que sur celle du sud. Les grêles sontdes phénomènes rares, quoique les orages soient communs. On dit aussique les pluies ont diminué dans toutes les parties de l’île par suite de ladéforestation qui s’est laite d’une manière générale, surtout du centre età l’est, en dehors de la région montagneuse; en outre la saison de l’hiver-

1 Alejo Itelvegio Lanier, Geografia de la Isla de Pinos.0 Miguel Itodriguez-Ferrer, ouvrage cité.