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Livre XVII. Indes occidentales.
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CLIMAT, FLORE DE CI RA.

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nage serait retardée, et les pluies, au lieu de commencer en avril et enmai, ne tombent régulièrement qu’en juin et en juillet; en moyenne,

elles dépassent un mètre à la Havane. Même dans les districts où la terre

reste sèche, l'humidité de l’air es j s considérable, de plus de 85 pourcent en moyenne, et cette moiteur de l’atmosphère, jointe au pullulementdes petits organismes destructeurs, rend la conservation des archivespresque impossible sous un pareil climat 1 . 11 n’est pas une seule partiede l’île, même vers l’extrémité occidentale, qui ne puisse se trouver surle chemin d’un ouragan, et c’est précisément à Cuba que l’on a fait lesobservations les plus fréquentes et les plus rigoureuses sur ces terriblesmétéores. L’ouragan de 1846, qui renversa près de deux mille maisons àla Havane, en endommagea plus de cinq mille, coula 255 navires dans leport et en avaria 48, a été souvent désigné comme un ouragan « type»,par la violence de son tourbillon : heureusement qu’il ne développa saformidable hélice que sur une faible largeur, évaluée à 54 kilomètres 5 .

La « Perle des Antilles » a mérité ce nom surtout par la richesse et lavariété de ses espèces végétales : sa flore comprend dans la faible largeurde l’ile presque toutes les plantes qui vivent dans les autres Antilles et surle pourtour immense de la méditerranée Américaine , de la péninsule de laFloride aux bouches de l’Orénoque : les détroits qui séparent Cuba des côtescontinentales ne sont pas assez larges pour que la plupart des semencesn’aient pu être transportées soit par les courants marins, soit par lesvents, soit par les pattes, les ailes ou les déjections des oiseaux. Tous lesgrands arbres de la côte mexicaine, remarquables par la majesté de leurport, la beauté de leur feuillage, l’éclat ou le parfum des fleurs, se retrou-vent sur les rives de Cuba ; plus de trente espèces de palmiers déploient leuréventail au-dessus des bois ou des broussailles, et l’on est surpris d’y ren-contrer des arbres qui semblent dépaysés sous la zone torride : tels les pinsqui ont valu son nom à l’ile géminée de « Pinos », où ils se mêlent auxpalmiers et aux caobas, les « bois d’acajou ». En 1876, un catalogue desseules plantes phanérogames de Cuba , non compris celles que les Européensont introduites dans les champs ou les jardins, énumérait 5550 espèces 3 , etdes explorations plus complètes ne manqueront pas d’accroître ce nombre

1 Alexander Agassiz , Cruise of the Blake.

i Conditions météorologiques de Cuba :

La iiavane. sanua?o ae mua.

Température moyenne.

Maximum en juillet.

Minimum en décembre.

Extrêmes de la température dans File. .

25», A 27°

27°, 8 28°,A

22°,8 25°,2

de 0 à 5A° (Morelct).

3 Miguel Rodriguez-Ferrer, ouvrage cité.