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Livre XVII. Indes occidentales.
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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.

rent les différents quartiers. Comme toutes les capitales, la Havane a devastes et somptueux monuments publics, églises, palais, université etautres grandes écoles. Sa cathédrale conserve les restes de Colomb : il estvrai que les habitants de Sanlo-Domingo ne sont pas moins certains nimoins tiers que les Havanais de posséder les reliques du grand navigateur.Aux récits ils opposent des récits, aux témoignages et aux documentsd’autres documents; désormais Christophe Colomb a deux lieux de reposcomme il a plusieurs lieux de naissance'.

La Havane, ville malsaine, souvent ravagée par les épidémies etnéanmoins visitée en hiver par des milliers de valétudinaires venus desEtats-Unis , ne recevait pas d’eau en suffisance jusqu’à une période récente.Elle avait détourné dans ses fontaines une partie de la rivière d’Almen-dares, qui coule à l’ouest de la ville, et plonge par de charmantes casca-telles aux Puenles Grandes, puis contourne la colline du fort Principe pouraller se déverser dans la mer par une gracieuse vallée, que défend à sonissue une tour pittoresque. Maintenant un aqueduc apporte l’eau de sourceque l'on va chercher beaucoup plus loin, au Yento, qui est un tributairesupérieur de l’Almendares et qui fournil une masse liquide journalière de150 000 mètres cubes : arrivée en souterrain, l’eau emplit des bassins à55 mètres au-dessus des plus hauts quartiers de la ville. Quant aux immon-dices, elles sont jetées dans la mer et ont contribué à combler une partie duport, changé en vasière, et devenu trop peu profond dans ses criques avan-cées pour recevoir les navires : l’hélice des bateaux à vapeur fait remonterdu fond une horrible odeur de vase. Tel quel, le port est toujours un desbeaux havres du monde, ayant une surface de mouillage de plusieurskilomètres carrés: mille bâtiments y trouvent place à la fois. Le commerce,d’environ deux cents millions de francs et desservi principalement par desbateaux à vapeur nord-américains , s’emploie surtout à l’exportation destrois denrées principales de Cuba , sucre, tabac, café; le mouvement duport dépasse deux mille navires, sans compter les embarcations à rames, àvoile, à vapeur, qui vont et viennent incessamment d’une rive à l’autre 5 ;plus de six mille voitures circulent dans les rues. Trois lignes majeures dechemins de fer vont chercher les produits agricoles et répartir les marchan-dises étrangères dans toutes les parties de l’occident et du centre. lies

1 Jimenez Marcos de la Espada, Noies manuscrites.

- Mouvement de la navigation à la Havane en 1888 :

Entrées. . . 1058 navires, jaugeant 1206104 tonnes.

Sorties ... 1121 » i> 1 530405 :>

Ensemble .

2170 navires, jaugeant 2 500 507 tonnes.