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NOUVELLE GÉOfiliAl’LIlE UNIVERSELLE.
conquise par les Anglais fui colonisée l’année suivante par des gens deloule espèce enlevés dans les Antilles et sur les côtes d’Ecosse et d’Irlande .Elle se peupla rapidement, grâce aux privilèges concédés, et parmi lesimmigrants vinrent en grand nombre des marchands israélites. Ea Ja-maïque. entreprit surtout la piraterie et la traite des nègres : c’est à l'orl-Hoyal que Morgan préparait ses expéditions, et cette même ville fut legrand marché d’ou les esclaves importés d’Afrique étaient répartis dansle reste des Antilles et sur la terre ferme.
Dans son ensemble, la Jamaïque est une terre liante, d’une élévationmoyenne bien supérieure à celle de Cuba . L’ile anglaise n’a guère de cesmarécages riverains bordés de palétuviers ni ces côtes extérieures forméesd’un cordon de récifs, comme il en existe un si grand nombre à Cuba : larive est presque partout accore, et sur le pourtour d’environ (SGG kilo-mètres que présente le littoral, les falaises occupent des étendues consi-dérables. De même qu’à Cuba , c’est dans la partie orientale de l’île que sedressent les cimes les plus hautes, désignées sous le nom de « MontagnesBleues » (Blue Mountains ). En effet, pour les marins cinglant le long descôtes, les montagnes, qui s’élèvent à peu près à distance égale des deuxrivages, apparaissent toujours azurées par l’éloignement, mais assez prochescependant pour qu’on puisse en distinguer les combes et les vallées avec ladégradation des teintes produites par les cultures et les zones de végétation.Ce plus haut sommet de la chaîne, aux dents très inégales, le Cold-ridge oula « crête Froide », atteint 2262 mètres, d’après les mesures de Ilall 1 2 : uneroule en lacets, récemment construite, escalade la cime. Mais la longueurdéveloppée des Montagnes Bleues n’est guère que d’une soixantaine dekilomètres : à l'ouest du pic de Catherine (Calherine-hill), haut de1362 mètres, une brèche interrompt l’axe montagneux, et les saillies irré-gulières qui s’élèvent au delà en chaînons, en massifs ou en plateauxdécoupés, ne dépassent un kilomètre en hauteur que sur quelques pointsisolés. Dans l’ensemble elles forment un vrai labyrinthe par suite du travaildes rivières qui en ont excavé les cliques et déblayé les vallées, soit enlarges bassins, soit en étroits passages : quelques-uns de ces amphithéâtresécartés de la région des montagnes sont désignés par les Anglais sous lenom de cockpits ou « arènes de coqs 5 ». La pointe méridionale de l’ile,qui s’allonge en péninsule, Porlland-ridge, est une arête peu élevée, serattachant par des terres basses au corps principal et formant autrefois un